Kinshasa, 3 février 2026 (ACP).- 10% au moins des routes d’intérêt général du réseau national de la République démocratique du Congo (RDC), soit 58.000 kilomètres sont bitumées, démontrant un déficit en infrastructures majeur, a déclaré mardi à Kinshasa, le représentant du ministre des Infrastructures dans son intervention axée sur les infrastructures comme levier transversale de développement.
«Sur 58.000 kilomètres de routes d’intérêt général dans le pays en ce moment, au moins 10% sont déjà bitumées. Ceci donne l’idée de ce qui reste à faire et le gouvernement s’investit davantage pour connecter les différentes entités territoriales de la RDC», a indiqué M. Kamunga Didier, représentant du ministre des Infrastructures.
Il a fait savoir que malgré la dégradation généralisée de son réseau national de 58.000 km des routes dont au moins 10% sont bitumées, la RDC intensifie la remise à niveau de ses corridors avec une priorité sur la modernisation de la Nationale 1 (RN1) afin de relier durablement les axes. Banana à Sakania.
«La priorité est mise sur la remise à niveau des axes critiques, notamment la réhabilitation de la RN1 entre Banana et Sakania, 3.300 kilomètres. Sur ce linéaire près de 2.000 kilomètres des routes sont bitumées, donc aujourd’hui vous pouvez quitter ici pour Moanda à Banana en voiture sur une route bitumée sans soucis», a-t-il soutenu.
D’après M. Kamunga, pour les 180 km sur le tronçon entre Kananga et Mbuji-Mayi, les études sont déjà finalisées et les entreprises sont en train de se mobiliser pour la réalisation des travaux. Peut-être dans 2 ou 3 ans les travaux pourraient être réalisés. En outre, entre Mbuji-Mayi et Nguba près de Likasi, 150 km sont en cours de traitement par les entreprises sélectionnées pour cette tâche.
«Ces entreprises sont reparties sur six lots et travaillent simultanément. Nous espérons que d’ici 2028 on peut pouvoir finir ces tronçons et ça serait une avancée importante si nous arrivons à relier Kinshasa à Lubumbashi».
Par ailleurs, il a laissé entendre que le plus grand objectif à court terme au niveau du ministère des Infrastructures, concerne le secteur routier tandis que pour le chemin de fer des études et des négociations avec les partenaires pour voir comment réhabiliter ou carrément faire un nouveau tracé de chemin beaucoup plus moderne avec les technologies d’aujourd’hui pour relier Banana qui est le port en construction à Kinshasa en l’alignant jusqu’à Maluku.
M. Kamunga a rassuré les participants de la détermination du gouvernement à relier le pays, précisant que les efforts sont inlassablement fournis par le ministère pour relever ces défis.
L’intervention du représentant du ministre des Infrastructures s’inscrit dans le cadre de la deuxième journée du forum économique lancé lundi à Kinshasa autour du thème: explorer, identifier, investir.
ACP/ODM

