RDC : ’’assurer la sécurité alimentaire de chaque Congolais est un devoir sacré’’ (ministre de l’Agriculture)

Kinshasa, 24 juin 2026 (ACP). –Assurer la sécurité alimentaire de chaque Congolais constitue un devoir sacré en République démocratique du Congo(RDC), a déclaré le ministre d’État en charge de l’agriculture, à l’ouverture des travaux de  renforcement des mécanismes d’anticipation, de prévention et de gestion des crises alimentaires et nutritionnelles(PPCSAN),selon un communiqué consulté mercredi par l’ACP.

« Assurer la sécurité alimentaire de chaque Congolais est un devoir sacré», a affirmé Muhindo Nzangi, lors de son mot d’ouverture.

Ces assises ont réuni les acteurs institutionnels, les partenaires techniques et financiers ainsi que les experts nationaux dans l’objectif de renforcer la capacité de la RDC à faire face efficacement aux risques susceptibles d’affecter la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.

« La sécurité alimentaire est un impératif de souveraineté et de dignité pour le peuple congolais. Malgré l’immense potentiel agricole dont dispose la RDC, notre pays continue à relever plusieurs défis qui compromettent l’accès durable des populations à une alimentation suffisante », a indiqué le ministre d’État.

Il a relevé que la RDC fait face à plusieurs crises, notamment sécuritaires à l’Est, climatiques avec les inondations et les sécheresses localisées, sanitaires ainsi qu’économiques liées aux fluctuations des prix des intrants agricoles. Ces difficultés touchent particulièrement les groupes vulnérables, notamment les femmes et les enfants, exposés à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

Face à cette situation, le Gouvernement entend privilégier une approche préventive basée sur l’anticipation des risques. 

« Avec ce plan, nous opérons un changement de paradigme : nous passons de la gestion de la crise à la gestion du risque. Nous choisissons d’anticiper pour ne pas subir la crise», a ajouté Muhindo Nzangi.

Fruit d’un processus inclusif et multisectoriel, le PPCSAN vise notamment à alerter à temps, coordonner les interventions et mobiliser les financements nécessaires en cas d’urgence.

Le ministre d’État a invité les partenaires techniques et financiers à aligner leurs actions sur les priorités définies dans ce plan, afin de renforcer la résilience alimentaire du pays. ACP/M

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