Kinshasa, 16 septembre 2026 (ACP).- Le projet d’Appui à l’Enseignement supérieur (PAES), financé par l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de 25 millions d’euros et mis en œuvre depuis deux ans par Expertise France, a été examiné, mardi lors d’une réunion de travail à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), par les parties prenantes.
« Je suis très heureux, en tant que directeur général d’Expertise France, l’agence française de coopération technique internationale, d’avoir pu faire le point avec (…)le directeur de cabinet, au nom de la ministre de l’Enseignement supérieur universitaire , recherche scientifique et innovations ( Esursi)sur l’avancement du projet d’Appui à l’Enseignement Supérieur (PAES),financé par l’Agence française de développement(AFD ) à hauteur de 25 millions d’euros et mis en œuvre par Expertise France. Depuis effectivement deux ans. C’est un projet qui rentre maintenant dans sa phase très concrète », a déclaré Jérémie Pellet, en mission à Kinshasa du 14 au 16 septembre 2026.
Selon lui, ce projet est centré sur la rénovation d’un certain nombre de filières de formation, en particulier dans les sciences de l’ingénieur.
« C’est un projet de 25 millions d’euros qui porte sur sept universités en RDC avec beaucoup de partenaires universitaires français et il rentre dans sa phase de réalisation parce que nous travaillons maintenant sur les infrastructures qui vont être mises en œuvre », a-t-il ajouté.
« Quand on parle d’infrastructures, on parle de rénovation de salles de classe, on parle d’amphithéâtres, on parle de création de rénovation des centres doctoraux et sur l’accompagnement de doctorants, une dizaine de doctorants, le 1er octobre pour un cycle de formation de trois ans dans les universités françaises. Ils seront suivis par six doctorants l’an prochain », a fait savoir M. Pellet.
Il a également souligné une autre phase du projet portant plus spécifiquement sur l’appui aux besoins du secteur hydroélectrique, en accompagnement de ce grand projet, avec notamment l’envoi prochain d’une mission d’études à un sommet sur l’eau en France, à Grenoble.
« Donc nous sommes dans la phase de réalisation, je pense que c’était vraiment important qu’avec le ministère de l’Enseignement supérieur, avec le directeur de cabinet, nous puissions faire le point sur où est-ce que nous en sommes, préparer les prochaines échéances, préparer les arbitrages évidemment, puisqu’il y aura un certain nombre d’arbitrages à faire au niveau du ministère sur les besoins prioritaires, dans le cadre de ce projet, mais nous sommes très heureux, au nom du groupe de l’AFD d’appuyer la RDC sur cet élément essentiel »,a -t- il précisé.
Pour sa part, le professeur Hilaire Makindu, directeur de cabinet de la ministre de l’Esursi, a apprécié ce projet qui vient d’accorder 10 bourses d’études à des doctorants et qui appuie la formation des ingénieurs et des scientifiques en RDC.
La finalité de ce projet PAES vise à améliorer la qualité de l’enseignement supérieur en RDC à travers quatre composantes : la rénovation et la professionnalisation des formations, notamment d’ingénieurs, le renouvellement du corps professoral, la formation doctorale, le renforcement de la gouvernance du secteur, ainsi que la construction et la réhabilitation d’infrastructures et la dotation en équipements pédagogiques et scientifiques.
La convention de financement a été conclue le 29 janvier 2024 entre l’AFD et le gouvernement de la RDC. Le projet a démarré en mars 2024, tandis que le protocole d’accord entre Expertise France et le ministère de l’Esursi pour la mise en œuvre du PAES a été signé le 19 mars 2025.
En dehors de l’examen de ce projet au cabinet de la ministre de l’Esursi, une autre séance a été organisée dans la soirée à la Maison de l’ambassade de France en RDC autour des aspects techniques de ce projet.
À tour de rôle, l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, le directeur général d’Expertise France, Jérémie Pellet, le secrétaire général de l’Esursi, Pacifique Ilosho, et un expert, Bob Mabiala, directeur général de l’Agence pour le développement et la promotion du projet Inga (Adepi), ont évoqué certains aspects techniques de ce projet qui mobilise déjà plusieurs partenaires pour la formation du capital dans les domaines de l’ingénierie.
ACP/NG.

