RDC : l’investissement direct étranger, un levier stratégique pour catalyser la croissance économique (Un économiste)

Kinshasa, 30 juillet 2025 (ACP).- Les investissements directs étrangers ont été perçus  mercredi, à Kinshasa, par un économiste comme un levier stratégique pour catalyser la croissance économique de la République démocratique du Congo, créer des emplois et améliorer les infrastructures routières, lors d’un entretien avec l’ACP.

« À ce stade du développement, l’investissement direct étranger (IDE) apparaît comme un complément indispensable aux ressources internes. Il apporte non seulement des capitaux, mais aussi des technologies, des compétences et des chaînes de valeur mondiales pouvant catalyser la croissance économique, créer des emplois et améliorer les infrastructures routières », a déclaré Jonathan Muya Kupa, doctorant à l’université de Kinshasa.

Selon lui, la RDC dispose déjà d’une main-d’œuvre qualifiée dans des domaines clés tels que la logistique, la gestion des approvisionnements, les systèmes de sécurité ou la conception, capable de tirer le meilleur parti de ces investissements.

« Néanmoins, les perspectives d’investissements américains et qatariens exigent des politiques actives de requalification pour permettre aux travailleurs congolais d’accéder à des postes mieux rémunérés et de capter une part importante de la valeur ajoutée », a-t-il précisé.

M. Muya a également souligné que la consolidation des réserves de change et la stabilité du cadre macroéconomique offrent aujourd’hui des garanties solides aux investisseurs. Ces efforts, a-t-il poursuivi,  conjugués à une transparence accrue dans la gestion des finances publiques  marquant une rupture nette avec les pratiques opaques des gouvernements passés et  contribuent à restaurer la crédibilité de l’État congolais.

La stabilité du taux de change témoigne une gouvernance monétaire

L’économiste a, par ailleurs, indiqué que la stabilité du taux de change et la maîtrise du taux d’inflation témoignent d’une gouvernance monétaire responsable. Dans un contexte où les investissements directs étrangers sont principalement libellés en dollars, cette stabilité constitue un signal fort, elle rassure les investisseurs sur leur capacité à récupérer leur mise dans une monnaie préservée, sans pertes dues à la dépréciation du franc congolais, a-t-on précisé.

Il a, à cet effet, salué le leadership du ministre des Finances, Doudou Fwamba,  qui a intensifié les réformes visant à rendre le cadre fiscal plus simple, efficient et inclusif, en s’appuyant, notamment sur la Cellule fiscale et douanes dirigée par le conseiller fiscal Dieudo Ntumba.

« Cette cellule s’est distinguée par des initiatives structurantes comme la modernisation des procédures fiscales et douanières, la facilitation des paiements via la facture normalisée, et la mise en place d’un mécanisme de médiation fiscale. Ce dernier a permis de résoudre plusieurs contentieux opposant l’État à de grandes entreprises minières, telles que Glencore, en évitant les longues procédures judiciaires », a fait savoir le doctorant.

Alors que la RDC  entrevoit un tournant décisif vers la paix et la stabilité, il devient impératif de consolider ces avancées par des réformes économiques courageuses et inclusives. La restauration de la confiance, tant des investisseurs que des citoyens, passe par une gouvernance exemplaire, une transparence accrue, et une vision stratégique du développement, a-t-il conclu.

ACP/C.L.

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