Kinshasa, 17 août 2026 (ACP).– Les agents et cadres du ministère des affaires foncières ont été appelés par le ministre de tutelle à veiller à la sécurisation des archives foncières, lors de la clôture de la formation desdits agents organisée lundi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
« Vous devenez des acteurs de la sécurisation de la mémoire foncière de l’État. Je vous demande donc de faire preuve de rigueur, de discipline, de confidentialité, d’intégrité dans la sécurisation et la manipulation des documents qui vous seront confiés, car derrière chaque dossier foncier se trouve un droit à protéger, un citoyen à sécuriser, et une décision de l’État dont nous devons préserver la trace », a déclaré O’Neige N’sele, ministre des Affaires foncières.
« La formation que nous clôturons aujourd’hui n’était pas une activité isolée ; elle constitue une étape importante dans la mise en œuvre de l’arrêté ministériel du 25 juin dernier portant institution de la Commission d’accompagnement de la réforme foncière dans le domaine des archives. À travers cet arrêté, nous avons voulu apporter une réponse concrète aux défis liés à la conservation, au classement, à la sécurisation, à la traçabilité et à la numérisation de nos archives », a-t-elle ajouté.
A cet effet, Mme N’sele a précisé que cette formation a permis d’outiller 250 agents et cadres issues de 7 circonscriptions foncières de Kinshasa, à savoir : Gombe, Limete, Mont-Ngafula, Maluku, N’sele, Kinshasa et Ngaliema sur les matières essentielles notamment le classement, la cotation, l’indexation des documents, les instruments de gestion des archives, leur conservation préventive, les règles d’accès et de confidentialité.
Il s’agissait également de la préparation à la numérisation, ainsi que les principes de l’archivage numérique.
« Vous disposez désormais d’un vade-mecum de l’archivage foncier, appelé à devenir un instrument pratique de référence dans l’exercice quotidien de vos responsabilités. La véritable réussite de cette formation ne sera pas mesurée au nombre de certificats ou de cartes que nous remettons aujourd’hui ; elle sera visible lorsque les mouvements de documents seront correctement retracés, lorsque les risques de disparition, de substitution, de falsification ou de détérioration des archives seront significativement réduits », a martelé la ministre N’sele.
Pour sa part, Aimé Kasongo, directeur général de l’Institut national des archives du Congo (Inaco), partenaire de cette session de formation, a annoncé l’organisation prochaine des suivis pour évaluer la mise en œuvre effective de ces notions.
Cette formation constitue la première phase du processus de renforcement des compétences dans le cadre de la modernisation de l’administration foncière.ACP/Nsh./Suk.

