Désapprobation des élèves suite à l’introduction de l’épreuve orale d’anglais à l’Examen d’Etat

Kinshasa, 07 novembre 2025 (ACP).- L’annonce de l’introduction de l’épreuve orale d’anglais à l’Examen d’État 2026 par le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté a été désapprouvée vendredi par plusieurs élèves interrogés par l’ACP à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

«Les professeurs nous ont expliqué que désormais l’anglais oral sera évalué à partir de l’Exetat 2026, une décision qui ne nous semble pas favorable, parce qu’actuellement les craintes face à cette épreuve sont multiples. Il faut comprendre ce qui se dit et savoir dialoguer avec les examinateurs. La peur de ne pas être à la hauteur est un réel défi», a déclaré Nienie Walme Winner, finaliste à l’école d’application de l’Université pédagogique nationale (UPN).

La même élève a relevé le manque de pratique orale pendant les cours, tout en saluant l’initiative sur le long terme.

«Bien que nous ayons ce cours dans notre programme, le professeur n’a pas suffisamment de temps pour une pratique orale individuelle et nous ne nous exerçons que par écrit. Je trouve que l’idée est bonne, mais cela demande une préparation au niveau des écoles, parce que l’anglais est une langue internationale et cela peut nous aider dans beaucoup de domaines à l’avenir, notamment dans le monde professionnel. Je recommande aux autorités compétentes de commencer par préparer toutes les écoles, dès le cycle de base, en instaurant le cours d’anglais avant de mettre à exécution ce projet, qui est d’une grande importance», a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, certains élèves de l’Institut d’enseignement médical (IEM) de Selembao affirment ne pas avoir le cours d’anglais dans leur programme.

«J’ai d’abord du mal à comprendre et à m’exprimer en anglais, déjà parce qu’elle ne fait pas partie de nos langues officielles. Nous n’avons pas ce cours dans notre programme à l’Institut d’enseignement médical. J’aurai du mal à me défendre à l’examen si cette décision est maintenue. Mon souhait est que les autorités éducatives reconsidèrent cela pour obtenir des résultats positifs», a souligné Ilkija Bilonda, finaliste à l’IEM Selembao.

Cette réforme, annoncée par le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, vise à renforcer les compétences linguistiques des finalistes, dans un contexte où la maîtrise de l’anglais est devenue un atout sur le marché international. ACP/ODM

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