Kinshasa, 2 août 2026 (ACP).- Le ras-le-bol des femmes à porter l’inquiétude de devenir des prochaines victimes du Génocide en République démocratique du Congo (RDC) a été exprimé par un magazine, selon une note éditoriale publiée, dimanche, à Kinshasa, à l’occasion du Genocost, commémorée le 02 août de chaque année.
« Je veux que nos enfants puissent enfin grandir dans un pays où l’avenir n’est plus un luxe. Je veux que les jeunes femmes marchent sans porter sur leur visage l’inquiétude de devenir les prochaines victimes », a-t-on lu dans « Le coup de gueule de la femme « , signé par Kikina Mungul Diaka, éditrice dudit magazine.
Selon la source, le peuple congolais a besoin de ne jamais revivre de telles atrocités et de commencer à guérir.
« On commémore chaque année, les cérémonies se succèdent. Les discours résonnent. Les hommages se multiplient. Les grandes décisions sont annoncées. Les larmes coulent au rythme des témoignages des victimes, pourtant le mal ne s’arrête pas. La guerre ne s’arrête pas. Alors nous sommes fatigués de grandes déclarations. Le peuple a besoin de commencer à guérir « , a écrit « Le coup de gueule de la femme », précisant que les larmes ne suffisent plus et de nouvelles promesses doivent cesser.
« Ce que je veux, ce n’est pas une nouvelle promesse. Ce que je veux, c’est que ces atrocités cessent. Je veux que nos jeunes affrontent la vie avec les mêmes rêves, les mêmes ambitions et les mêmes chances que partout ailleurs », a indiqué la source.
La RDC a connu l’un des conflits les plus meurtiers depuis la seconde guerre mondiale, avec plus de six millions de morts et des millions de personnes déplacées. Motivé par la lutte pour ses vastes richesses minières, le conflit actual a cause de souffrances indicibles en particulier pour les femmes et les enfants.
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