Genre : la promotion d’un système électoral plus inclusif sollicitée à Kinshasa

Kinshasa, 9 juin 2026 (ACP).- La promotion d’un système électoral représentatif, inclusif et juste à l’approche du cinquième cycle électoral en République démocratique du Congo (RDC) a été sollicité pour renforcer la participation des femmes et des jeunes dans ces processus, à l’ouverture d’un atelier mardi à Kinshasa.

« Nous sommes convaincus que les recommandations qui seront issues de ces travaux contribuerons à renforcer  la participation des femmes et des jeunes et à promouvoir un système électoral plus représentatif, plus inclusif et plus juste à l’approche du cinquième cycle électoral en RDC », a déclaré Mireille Affa’a, responsable de la section Genre de la mission de nations unies pour la stabilité au Congo  (Monusco). 

« Nous réaffirmons ainsi notre engagement à poursuivre notre appui à ces efforts et à renforcer le leadership féminin intergénérationnel. Le Système des Nations Unies demeure un partenaire engagé aux côtés de la RDC », a-t-elle ajouté.  

Mindzie a fait savoir que cet atelier s’inscrit dans la continuité des efforts commun et constitue une occasion de consolider les acquis, d’approfondir la réflexion.

« Il permettra de renforcer les capacités des acteurs de la société civile, de recueillir des contributions pertinentes, et d’arriver à un consensus autour des priorités pour un cadre électoral plus inclusif, à travers un agenda commun en matière de genre », a-t-elle dit. 

Elle a précisé que l’ambition commune est de faire en sorte que les processus électoraux et les institutions de la RDC reflètent davantage la diversité et les aspirations de l’ensemble de la population congolaise.

« La participation pleine, égale, et significative des femmes et des jeunes à tous les niveaux de la vie publique constitue l’un des piliers d’une société démocratique, inclusive et stable », a-t-elle poursuivi.

Mme Affa’a a indiqué que le Système des Nations Unies à travers la Monusco, ONU-Femmes et le PNUD, est fier d’accompagner ces initiatives, conformément aux mandats visant à promouvoir l’égalité de genre, la participation politique des femmes et l’autonomisation des jeunes.

« ONU Femmes et le PNUD, au regard de leurs mandats respectifs, appuient les processus électoraux inclusifs. 

Ensemble, ils ont accompagné la CENI et d’autres acteurs à organiser des élections libres, transparentes et inclusives », a-t-elle martelé. 

En RDC, la loi électorale encourage l’alignement des femmes sur les listes électorales, notamment en exonérant les partis politiques du paiement de la caution pour les candidatures féminines. Toutefois, ce mécanisme volontaire peine à se concrétiser dans les faits en raison du manque de volonté politique réelle des directions des partis, souvent dominées par des hommes. Bien qu’elles constituent plus de la moitié de l’électorat en RDC, les femmes restent sous-représentées dans les instances de décision, ne représentant qu’environ 10% à 13% des sièges au Parlement national. Leur participation au processus électoral se heurte à des pesanteurs socioculturelles, des contraintes financières et des VBG.

ACP/

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