Kinshasa, 30 avril 2026 (ACP).- La parentalité positive a été recommandée, jeudi à Kinshasa, aux parents et aux éducateurs, notamment enseignants et formateurs, pour promouvoir le respect dans la relation parent-enfant ou éducateurs-enfants, lors d’une campagne couplée avec la Journée internationale de la non-violence éducation et la Journée nationale de l’enseignement, célébrée annuellement le 30 avril.
«En cette campagne « Jeudi en noir », où l’on célèbre la Journée mondiale de la non-violence éducative et la Journée nationale de l’Enseignement, j’appelle les parents et les éducateurs à adopter une parentalité positive. Cette notion, apparue à la fin des années 90, repose sur des principes de respect et d’équilibre dans la relation parent-enfant», a déclaré Carlin Vese, président national du Réseau des hommes engagés pour l’égalité de genre en RDC (Rheeg-RDC).
«Le Rheeg-RDC a proposé la parentalité positive, en lien avec la masculinité et féminité positives, comme un paradigme novateur pour réussir à instaurer la non-violence éducative», a-t-il ajouté.
Cet ambassadeur de la masculinité positive a insisté sur l’importance d’éduquer dans une dynamique de féminité et de masculinité positives.
Encourager des pratiques éducatives fondées sur le respect
M. Vese a également insisté sur la nécessité d’encourager les parents, les éducateurs et les adultes en général à adopter des pratiques éducatives basées sur le respect mutuel, la communication positive et la résolution pacifique des conflits.
Selon lui, la parentalité positive constitue une approche fondée sur l’empathie et la bienveillance.
«La parentalité positive vise à développer un style éducatif respectueux des besoins de l’enfant, particulièrement ceux en situation de conflit avec la loi. Ce style s’appuie sur la communication, la bienveillance, l’affection, la sécurité et des attaches sûres. L’absence de ces éléments met l’enfant dans une situation de vulnérabilité. C’est pour cela que le Rheeg-RDC milite pour cette approche, fondée sur l’équilibre, l’empathie et la discipline positive», a dit M. Vese, également sociologue.
Il a précisé que ce style d’éducation repose sur la chaleur, la tolérance, la réceptivité et le soutien constant des parents, avant, pendant et après des situations de détention ou de conflit. ACP/ODM

