Kinshasa: lancement d’une sensibilisation aux effets néfastes de la violence dans l’éducation des enfants

Kinshasa, 30 avril 2026 (ACP).- Les effets néfastes de la violence dans l’éducation des enfants en République démocratique du Congo (RDC) ont fait l’objet d’une sensibilisation lancée, jeudi à Kinshasa, dans le cadre de la campagne « Jeudi en noir » associée à la Journée internationale de la non-violence éducation, célébrée le 30 avril de chaque année, selon un communiqué.

«Le Réseau des hommes engagés pour l’égalité de genre en RDC (Rheeg-RDC) a lancé une sensibilisation dans le cadre de la Journée de la non-violence educative. C’est une occasion de sensibiliser la population sur les effets néfastes de la violence dans l’éducation des enfants en RDC. Elle encourage aussi le dialogue et l’échange d’expériences, car, comme on dit, il faut tout un village pour éduquer un enfant», a-t-on lu dans le communiqué de Rheeg-RDC.

La source a indiqué que cette sensibilisation vise à fixer des règles pour le développement de l’enfant par l’adoption et la promotion de la parentalité positive.

Selon ce sociologue, la parentalité positive consiste également à poser des règles et des limites nécessaires au bon développement de l’enfant.

«Le bonheur réside dans la décision de devenir des parents positifs, car cela est bénéfique pour la santé familiale: moins de cris, moins de conflits, et plus de bien-être pour tous les membres de la famille», a précisé le communiqué.

«Nous croyons que la paix, la compréhension et la discipline positive dans la cellule familiale se propagent dans le voisinage, la ville, et jusqu’au niveau national. Des études ont montré que l’éducation positive des enfants peut avoir un impact profond sur la société dans son ensemble», a ajouté le communiqué, évoquant que la parentalité positive contribue à construire des familles plus solides, mais aussi des communautés et des sociétés où hommes et femmes, garçons et filles, apprennent à mieux se soutenir, à vivre ensemble positivement, pour le bien-être de tous.

L’éducation sans violence: un droit fondamental

Le sociologue Carlin Vese, président national du Rheeg-RDC a, par ailleurs, fait savoir que l’éducation sans violence est un droit fondamental pour chaque enfant congolais.

«La non-violence éducative, selon les experts, se définit par une éducation bienveillante, à l’abri de toute forme de violence. Les enfants ont le droit d’être protégés des violences physiques, psychologiques, sexuelles et de la négligence», a-t-il expliqué.

Selon le président du Rheeg-RDC, on peut éduquer une personne, particulièrement un enfant sans recourir à la violence. Cela commence par l’absence de jugement.

«Les violences, qu’elles soient corporelles ou verbales (insultes, humiliations, menaces, cris constants), dégradent profondément l’enfant. Les négligences affectives et émotionnelles sont également des formes de violence éducative», a rappelé M. Vese. 

«Ignorer les besoins émotionnels d’un enfant ou lui refuser affection et attention peut aussi être considéré comme une forme de violence éducative. Nous voulons que nos enfants soient heureux et attentifs aux autres. Nous devons donc leur communiquer de manière bienveillante», a-t-il ajouté.

Le président national du Rheeg-RDC a précisé que la parentalité positive cherche à fournir aux parents les outils nécessaires pour favoriser l’épanouissement des enfants et le bien-être des familles.

ACP/ODM

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