Kasaï Central : la reconnaissance internationale du Génocost réclamée par une structure des jeunes

Kananga, 3 août 2026 (ACP).- La reconnaissance internationale du génocide congolais a été réclamée par le Conseil provincial de la jeunesse (CPJ) du Kasai Central, dans le Centre de la République démocratique du Congo, pour préserver la mémoire des victimes, selon un mémorandum rendu public lundi à Kananga, chef-lieu de province.

«Le CPJ recommande aux autorités congolaises de mener des actions pour la reconnaissance internationale du Genocost comme expression de la mémoire des millions des victimes et le renforcement des mécanismes de justice pour que les auteurs, les complices et les commanditaires des crimes commis contre les populations civiles répondent de leurs actes conformément au droit national et international», a déclaré Pierre Mulamba, vice-président de cette structure.

Selon lui, le mémorandum adressé au Président Félix-Antoine Tshisekedi, insiste sur la nécessité de la mise en place des mécanismes de réparation en faveur des victimes, des survivants, des familles endeuillées et des communautés affectées en plus de la protection de la souveraineté de la RDC et de la promotion d’une paix durable fondée sur le respect du droit international.

Pour le vice-président, après avoir condamné la poursuite des violences dans l’Est de la RDC et le pillage des ressources naturelles, la  génération actuelle refuse que les richesses naturelles du pays continuent d’être une source de souffrances pour le peuple, elles doivent devenir un levier de développement, de prospérité et de justice sans haine ni esprit de vengeance.

Le Genocost désigne le coût humain, social et économique des crimes et des guerres perpétrés en République démocratique du Congo (RDC) en raison de la prédation des ressources naturelles. Il est commémoré chaque 2 août en référence au début de la deuxième guerre du Congo en 1998, date retenue pour rendre hommage à tous les civils tués. Appuyé par la Loi n° 22/065 du 26 décembre 2022 et le travail du Fonds national des réparations (FONAREV) pour l’accompagnement des victimes de violences et de crimes graves, son objectif est de lutter contre l’oubli, exiger la justice transitionnelle et obtenir une reconnaissance internationale de ce génocide économique.

ACP/M./Mok

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