Kinshasa, 10 juin 2026 (ACP).- Le décès mercredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), d’une journaliste de la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC) a consterné les femmes des medias, selon une professionnelle de la presse congolaise jointe au téléphone par l’ACP.
< C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de notre collègue Michelle Makonko. Cette nouvelle a bouleversé toute la presse congolaise, particulièrement les femmes journalistes, car Mme Makonko était directrice nationale adjointe en charge de programme au sein de l’Union congolaise des femmes des médias (Ucofem)>, a déclaré Dedelle Ndomba, journaliste à la RTNC et membre de l’Ucofem.
< Je garde les souvenirs d’une personne appréciée pour son professionnalisme, sa gentillesse et sa contribution au service. Mes pensées accompagnent sa famille et ses proches en cette période difficile >, a-t-elle ajouté.
Quid de Michelle Makonko ?
Figure discrète du paysage médiatique congolais, Michelle Makonko Maketo avait consacré plus de deux décennies au journalisme, après avoir débuté sa carrière vers 1999 à Télé Kin Malebo (TKM), première chaîne de télévision privée en RDC, alors qu’elle poursuivait encore ses études à l’Institut supérieur des techniques de l’information (ISTI)
Au sein de cette chaîne, elle avait notamment assuré la présentation des journaux et animé le magazine de santé « BEF Magazine », avant de quitter l’entreprise à la suite des difficultés techniques et financières qui avaient affecté le média.
L’illustre disparue avait également travaillé pour le média en ligne Congo Actualité, expérience qu’elle considérait comme déterminante dans son parcours. L’évolution de cette structure vers la télévision l’avait conduit à poursuivre l’aventure au sein de B-One, avant son départ vers Congo Média Channel (CMC), où elle avait occupé les fonctions de directrice adjointe chargée des informations.
Après la fermeture ou les difficultés rencontrées par plusieurs médias privés, la journaliste avait rejoint la Radio-télévision nationale congolaise sous la direction de Nicole Dibambou. Elle avait d’abord intégré l’institution comme stagiaire professionnelle avant d’y poursuivre sa carrière.
Elle a été parmi les huit (8) membres fondatrices de l’Ucofem où elle occupait, jusqu’à sa mort, le poste de directrice nationale adjointe en charge des programmes.
Elle était également membre de la commission de discipline, tribunal des pairs au sein de l’union nationale de la presse congolaise (UNPC).
Par son parcours, Michelle Makonko laisse le souvenir d’une professionnelle persévérante qui aura exercé son métier aussi bien dans la presse en ligne que dans les médias audiovisuels privés et publics de la RDC.
ACP/ M/W/PN

