Les participants
Kinshasa, 29 mai 2026 (ACP).- Les femmes de Ngaba, dans le sud de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), ont été sensibilisées jeudi, aux droits à la santé sexuelle et reproductive et à l’hygiène menstruelle, lors de la Journée internationale d’action pour la santé des femmes, célébrée annuellement le 28 mai.
«Il faudra mener des actions concrètes aux niveaux individuel, communautaire et politique en organisant des ateliers et des campagnes de sensibilisations pour informer les femmes sur leurs propres droits, la contraception, l’hygiène menstruelle et la santé mentale », a déclaré Benjamine Sangabu, coordonnatrice de l’ONG « Ngemba ».
« Les femmes font face à de multiples défis de santé, elles connaissent néanmoins une plus grande morbidité au cours de l’accouchement et celle-ci vivent en moyenne plus longtemps que les hommes car la santé est un droit pour les femmes », a-t-elle ajouté.
Elle a également précisé que les femmes sont plus touchées par la dépression que les hommes, précisant qu’une femme sur trois peut être confrontée à des violences physiques et sexuelles.
« Plus de 800 femmes meurent chaque jours des causes évitables liées à la grossesse et a l’accouchement et elles représentent la majorité des personnes vivant avec le VIH», a dit Benjamine Sangabu.
Mme Sangabu a indiqué que cette journée est l’occasion de promouvoir des politiques de santé inclusives et de rappeler l’importance des droits sexuels et reproductifs.
« Une mobilisation est nécessaire pour faire connaitre aux femmes leur droit et mettre à leur disposition des soins de santé de qualité », a-t-elle renchéri.
« Cette journée vise à défendre les droits sexuels et reproductifs, notamment l’accès à la contraception promouvoir la santé maternelle, infantile, encourager la recherche et les politiques publiques en faveur de la santé des femmes », a-t-elle martelé.
Elle a expliqué qu’environ des millions de femmes meurent chaque jour de complications liées à la grossesse et a l’accouchement, dont la majorité pourrait être évitées, précisant que la mortalité maternelle reste particulièrement élevée, ou une femme sur 37 risques de mourir de complications liées à la grossesse.
«Pour remédier contre ce fléau, il faudra mener des actions concrètes aux niveaux individuel, communautaire et politique en organisant des ateliers et des campagnes de sensibilisations », a-t-elle recommandé. Il faut impliquer les femmes dans l’élaboration des politiques de santé et soutenir financièrement les structures et centre de santé pour qu’il y ait un service de qualité. ACP/

