Kinshasa : nécessité de renforcer les capacités des femmes pour améliorer leur participation politique

Kinshasa, 28 août 2024 (ACP).- La nécessité de renforcer les capacités des femmes pour améliorer leur participation politique aux prochaines élections a été abordée mercredi à Kinshasa en République démocratique du Congo, lors de la présentation du document intitulé: «  Femme politique et processus électoral II : décollage ou vitesse de croisière ? ». «L’amélioration de la participation politique des femmes nécessite l’organisation  des activités de renforcement des capacités pour leur meilleure préparation  aux phases restantes du processus électoral et au cycle électoral à venir », a déclaré Me Jean Michel Mvondo, secrétaire exécutif du Réseau d’éducation civique au Congo (Recic). « Il faudrait enrichir et varier le contenu des modules de renforcement des capacités des femmes ambitieuses et femmes candidates, et poursuivre l’accompagnement de ces dernières  pour sa participation plus réussie aux compétions électorales », a-t-il ajouté. Selon M. Mvondo, les Organisations de la société civile (OSC) devraient mobiliser les partis politiques, les établissements scolaires et universitaires en associant les médias pour améliorer les programmes d’éducation civique et de sensibilisation sur le bienfondé des élections, particulièrement sur la participation politique des femmes. « Une bonne appropriation communautaire du combat pour la promotion de la participation politique de la femme devrait s’appuyer sur les activités de sensibilisation visant les différentes couches de la population sur les thèmes très sensibles comme la lutte contre la haine, le tribalisme, la lutte contre les stéréotypes et les violences basées sur le genre, ainsi que la promotion de la masculinité positive », a-t-il indiqué.  « Après la publication des résultats définitifs des élections présidentielle, législatives nationales, provinciales et locales du 20 décembre 2023, ainsi que la mise en place des différentes institutions publiques tant au niveau national que provincial, il était important pour le Recic et ses partenaires d’entamer le processus d’évaluation sans complaisance sur cette question de la participation politique de la femme et de ressortir la qualité de ladite participation, pour apprécier si la présence de la femme évolue positivement ou non », a-t-il relevé. De son côté, Joseph Wabatinga, coordonnateur du Recic a fait savoir que ce document contient trois axes, à savoir : les activités de mobilisation et de sensibilisation de la population, le monitoring  de la situation générale et l’observation des élections, ainsi que la participation politique de la femme. Mme Anny Matundu Bambi, conseillère  de la ministre du Genre, famille et enfant a, pour sa part, salué le combat mené par le Recic dans le cadre de la promotion de la femme, dont le souhait est d’arriver à la parité et à l’égalité des chances homme et femme. Organisée par le Recic avec l’appui de l’ONG internationale « 11.11.11 » en partenariat avec « Agir pour les élections transparentes et apaisées (Aeta) et Dynamique des femmes candidates (Dynafec) », cette présentation du document  publié par le Recic s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de son projet de mobilisation de l’électorat pour un processus électoral démocratique, crédible, apaisé et inclusif. ACP/

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