Kinshasa, 10 octobre 2025 (ACP).- Les jeunes de la République démocratique du Congo (RDC) ont été interpellés, lors d’un entretien vendredi, à Kinshasa, capitale du pays, sur l’usage des médias pour des fins des règlements de comptes, en vue d’une bonne réglementation d’utilisation des cercles médiatiques.
«Il s’observe depuis un temps des attaques entre jeunes, celles-ci ont débuté dans les réseaux-sociaux, et cette situation a pris une autre allure jusqu’à faire des émissions pour régler des comptes aux droits, mais aussi des droits de réponse qui se font. Face à ceci, je trouve nécessaire de demander aux jeunes d’éviter de se servir des réseaux sociaux ou des médias pour régler des comptes, mais il faut s’en servir utilement, que ça soit un outil de renforcement de la fraternité», a déclaré Grâce Mabela, présidente de la fondation «Elenge Mwinda ya Mokili».
Selon Mme Grâce, la RDC compte beaucoup sur une jeunesse forte, puissante, qui incarne des valeurs pour le redresser, mais pas une jeunesse qui vit en antagonisme, se laissant emportée par n’importe quel vent susceptible de l’emporter.
Elle a, à cette occasion, interpellé ceux qui se servent des réseaux sociaux ou dans des médias pour exposer les erreurs des autres.
«Chacun a ses capacités, chacun a son histoire, ce n’est pas juste de ramener des affaires se rapportant aux vues privées des autres ou leurs erreurs sur les réseaux-sociaux ou aux médias. Ceci n’a pour objectif que de nuire, ce qui n’est pas bien», a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, Mme Mabela a invité les jeunes à avoir une posture tendant dans le sens de redresser le pays.
«Au lieu de s’embrouiller dans des histoires frivoles, qui à la finalité ne produiront rien, que les jeunes fassent des réflexions tendant au redressement du pays», a-t-elle poursuivi, demandant également à ceux-ci d’être conscients de leurs actes.
«J’appelle les jeunes congolais à être conséquents de leurs actes, car si aujourd’hui nous ne réfléchissons pas sur l’avenir du pays, nous aurons levé l’option de le sombrer, d’où il faut privilégier ce qui nous unit que de se perdre dans des banalités», a-t-elle conclu.
Dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, les médias contribuent à sensibiliser aux droits humains et à rappeler les obligations des États en la matière. Par conséquent, les acteurs des médias jouent un rôle essentiel pour nourrir le dialogue sur les droits humains et les objectifs du développement durable (ODD).
ACP/ODM

