Kinshasa, 26 juin 2026 (ACP).- La République démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé son engagement en faveur de la protection des enfants dans les conflits armés, condamnant les attaques contre les écoles et les hôpitaux, lors de la 10182ème séance du Conseil de sécurité des Nations Unies tenue le 24 juin, selon un communiqué parvenue jeudi à l’ACP.
« La protection des enfants constitue une priorité nationale. J’exprime la préoccupation de mon pays face à l’augmentation des violations graves commises contre les enfants, notamment les attaques contre les infrastructures éducatives et sanitaires », a déclaré Jocelyne Kabengele, représentante permanente adjointe de la RDC auprès des Nations Unies.
Elle a souligné que l’utilisation d’armes explosives dans les zones peuplées compromet gravement l’accès des enfants à l’éducation, rappelant les efforts déployés par la RDC pour prévenir et combattre les six violations graves identifiées par les Nations Unies, notamment le recrutement et l’utilisation d’enfants, les violences sexuelles, les enlèvements ainsi que les attaques contre les écoles et les hôpitaux.
Selon elle, la mise en œuvre de la feuille de route signée en 2012 avec les Nations Unies a permis des avancées importantes, dont le retrait de la RDC de la liste des pays dont les forces armées recrutent et utilisent des enfants, tandis que le cadre juridique national a été renforcé pour criminaliser ces pratiques.
Mme Kabengele a également mis en avant les programmes de désarmement, démobilisation et réintégration destinés aux enfants affectés par les conflits armés, tout en relevant que l’insécurité persistante dans l’est du pays continue de limiter l’accès humanitaire et les mécanismes de protection.
La représentante a, en outre plaidé pour un soutien accru de la communauté internationale afin de garantir un accès humanitaire sûr et sans restriction, ainsi qu’un financement durable des programmes de protection et de réintégration des enfants touchés par les conflits.
« La protection des enfants dans les conflits armés constitue une obligation juridique, un impératif moral et une condition essentielle à l’édification d’une paix durable », a-t-elle soutenu.
Elle a appelé le Conseil de sécurité à renforcer la mise en œuvre des engagements internationaux et à lutter contre l’impunité des auteurs de violations graves. ACP/

