Kinshasa, 10 juin 2026 (ACP).- Un appel a été lancé aux autorités, aux scientifiques et à la communauté pour protéger les enfants face à la maladie à virus Ebola (MVE) qui sévit actuellement dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’un échange téléphonique mercredi avec une Ambassadrice des enfants.
« Nous devons nous mobiliser et travailler ensemble pour sauver des vies et protéger la race humaine, particulièrement les enfants. L’être humain est toujours en danger. La nature, les forêts sont remplies de dangers. Donc la science, les scientifiques doivent faire beaucoup de recherches pour protéger la population, particulièrement les enfants qui sont des êtres sans défense », a déclaré Solange Ghonda, ambassadrice spéciale des enfants.
« Chers enfants, même si Ebola a apporté beaucoup de difficultés dans votre vie, sachez que vous êtes courageux et que vous n’êtes pas seuls. De nombreuses personnes sont à vos côtés pour vous protéger, vous soigner et vous accompagner », a-t-elle indiqué.
Mme Ghonda a réaffirmé son engagement à mobiliser toute la communauté mondiale pour protéger les enfants africains contre cette la MVE qui exclusivement africain.
La femme, premier relai médiatique pour faciliter l’adhésion aux gestes barrières
Par ailleurs, Solange Ghonda, ambassadrice spéciale des enfants, a présenté la femme comme le premier relai médiatique pour faciliter l’adhésion aux gestes barrières dans la lutte contre cette épidémie en RDC, y compris dans les villages reculés.
« Les femmes congolaises sont le premier relai médiatique dans la riposte contre la MVE. Elles doivent s’emparer plus souvent du sujet dans les médias. Leur voix perçue comme plus proche du quotidien familial et communautaire, pourrait toucher davantage la population et faciliter l’écoute et l’adhésion aux gestes barrières, y compris dans les villages les plus reculés », a-t-elle précisé.
Elle a insisté sur l’urgence d’impliquer les femmes dans la riposte et d’apporter le savoir et l’information dans ces contrées isolées.
« Il est important d’impliquer les femmes dans la riposte à cause de leur proximité à la communauté. Il est également urgent d’apporter le savoir et l’information nécessaire dans les zones les plus reculées, car sans prise en charge rapide et sans connaissances des gestes barrières, chaque nouveau cas peut devenir un foyer épidémique incontrôlable. C’est là que se joue une part essentielle de la lutte », a-telle ajouté.
« Une meilleure information permettrait à la population de prendre les dispositions nécessaires et d’adopter les mesures préventives qui sauvent. La lutte contre Ebola est une responsabilité collective qui exige solidarité, innovation et partenariat entre les institutions académiques, les gouvernements et les organisations internationales », a-t-elle dit. Pour cette ambassadrice spéciale des enfants, une synergie d’efforts permettra de sauver des vies et mieux protéger les générations futures. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré la maladie à virus Ebola en RDC comme une urgence de santé publique de portée internationale. ACP/

