Kinshasa, 13 oct. 2025 (ACP).- La jeune fille de la République démocratique du Congo (RDC) a été invitée à être le pilier du développement pour être utile au sein de la société, lors d’une journée de sensibilisation organisée dimanche à Kinshasa, en marge de la Journée internationale de fille.
« J’invite la jeune fille congolaise à être le pilier du développement, car aujourd’hui, nous ne pouvons plus détourner le regard. La jeune fille rurale, africaine ne doit plus être un symbole de résignation, mais une actrice de transformation de nos communautés», a déclaré Princess Lunsadisa, coordinatrice de l’Ong « M’wasi uzuar’t », avant de souligner que celle-ci mérite plus qu’un destin tracé dans la poussière.
Mme Lunsadisa, également ambassadrice de la coiffure traditionnelle africaine, a indiqué que l’ouverture des écoles jusqu’aux villages les plus reculés, la garantie d’un accès à l’eau, à la santé et à la sécurité pour qu’elle puisse étudier sans peur, encouragent les familles à croire en ses capacités, en lui donnant le droit de rêver, de créer des espaces culturels et formatifs pour valoriser ses savoirs et stimuler sa créativité. « Investir dans la jeune fille rurale, c’est semer l’avenir. Et cet avenir, il est entre nos mains, car éduquer une fille, c’est éduquer toute la nation », a-t-elle ajouté.
Pour cette actrice sociale, la jeune fille doit suivre l’exemple de celle du village qui se lève avant le soleil, cherche de l’eau, allume le feu ; son dos porte des charges trop lourdes par rapport à son âge, mais son esprit lui porte des rêves que personne n’écoute. Elle a enfin lancé un appel aux parents, aux autorités et à toutes les couches sociales à s’impliquer dans l’éducation et le développement de la jeune fille. M. Prince Nzala, manager de l’Ong « M’wasi uzuar’t », a encouragé les parents à croire aux capacités des filles dans le but de leur donner la chance de rêver de bonnes choses et d’être capables d’entreprendre toute chose comme les hommes.
« La création d’espaces culturels et formatifs pour valoriser les savoirs et stimuler la créativité est essentielle. Selon lui, lorsqu’une jeune fille en milieu rural apprend, c’est toute une communauté qui s’élève », a-t-il ajouté. M. Nzala a fait savoir que la journée du 11 octobre ne peut pas passer inaperçue sans rien faire et a fait un plaidoyer auprès du ministère de la Jeunesse pour la sensibilisation des jeunes filles kinoises, en particulier, et congolaises, en général. De son côté, M. Gary Neville Kabasubabu, secrétaire général de l’Ong « M’wasi uzuar’t », a précisé que le rôle des membres de cette structure, en tant que défenseurs de la jeunesse, est de continuer à sensibiliser et à mobiliser pour éduquer les jeunes filles.
La jeunesse d’aujourd’hui a perdu beaucoup de valeurs, de sens et de savoir-faire, et que sa place dans la société n’est plus clairement définie. « Dans les églises, on pourrait faire beaucoup de choses, mais malheureusement, rien ne s’y fait, ce qui est déplorable », a-t-il regretté. Cet acteur social a confirmé que la jeune fille d’aujourd’hui n’est plus à sa place et qu’il n’y a plus de différence entre les mamans et les jeunes filles, car les jeunes filles se comportent comme des femmes âgées. Ce centre culturel a sensibilisé les jeunes filles sur leur façon d’être au sein de la société, car la vision de cette structure est de créer des espaces d’éducation pour les filles, futures mères. ACP/

