Iris Nzolantima Divayika, pionnière de l’initiative « Parlons Menstrues »
Kinshasa, 29 mai 2026 (ACP).- L’intégration de la santé menstruelle dans les politiques publiques, notamment dans les milieux scolaires et professionnels, a fait l’objet d’un plaidoyer jeudi à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC), lors d’une table ronde axée sur le thème : « Briser les barrières de la précarité menstruelle ».
« L’intégration de la santé menstruelle dans les politiques publiques, notamment dans les milieux scolaires et professionnels, s’impose comme un enjeu majeur de santé publique, d’équité sociale et de développement », a déclaré Iris Nzolantima Divayika, pionnière de l’initiative « Parlons Menstrues ».
« Plusieurs pays africains, dont le Kenya et l’Afrique du Sud, ont engagé des réformes visant à réduire la charge fiscale sur les produits d’hygiène menstruelle, notamment à travers la suppression ou la baisse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), afin de faciliter l’accès des filles et des femmes à ces produits essentiels », a-t-elle ajouté.
Elle a indiqué que des pays comme l’Écosse et la Nouvelle-Zélande ont mis en œuvre des politiques fondées sur une volonté politique clairement traduite dans les lois de finances et les budgets publics, avec des résultats jugés concrets en matière de réduction des inégalités sociales.
Mme Nzolantima a estimé que la RDC dispose des ressources institutionnelles nécessaires pour s’inscrire dans cette dynamique internationale, en renforçant notamment la Couverture santé universelle (CSU) et son articulation avec les besoins spécifiques des femmes et des jeunes filles.
« La CSU ne peut atteindre ses objectifs sans une prise en compte globale du cycle de santé féminine, allant de la santé menstruelle à la maternité, en passant par la prévention et l’accès équitable aux soins essentiels », a-t-elle indiqué.
« Aucune dignité durable pour les filles et les jeunes femmes ne peut être garantie sans paix », a-t-elle indiqué, appelant à la consolidation des efforts visant la restauration de la stabilité et de l’autorité de l’État dans l’Est du pays.
Elle a salué les initiatives des autorités nationales dans la recherche de la paix, sous l’impulsion du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, estimant que ces efforts participent à la construction d’une société plus juste, inclusive et attentive aux réalités des filles et des femmes. Elle a fait savoir que la santé menstruelle doit être intégrée de manière cohérente dans les politiques publiques, comme un levier de justice sociale, de protection des familles et de développement humain durable. ACP/

