Réintégration psychosociale : la protection des victimes de la traite humaine sollicitée à Mbuji-Mayi

Kinshasa, 30 juillet 2026 (ACP).- La protection et la reconnaissance des droits des victimes de la traite des êtres humains ont été sollicitée jeudi, à Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï Oriental dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une campagne hebdomadaire dénommée « Jeudi en noir ».

« Dans le cadre de cette puissante campagne « Jeudi en noir  » qui coïncide avec la Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite des êtres humains et celle de l’amitié, nous devons reconnaître les droits des victimes de la traite des êtres humains, leur garantir une protection effective et leur offrir un environnement favorable à leur réintégration psychosociale », a soutenu Carlin Vese, ambassadeur de la masculinité positive. 

«  La Journée internationale de l’amitié nous invite à être de véritables amis. Elle nous rappelle qu’il est urgent de transformer nos attitudes et nos comportements. Être un ami ne consiste pas seulement à afficher de la gentillesse en public, mais à faire preuve de sincérité, de respect, de solidarité et de bienveillance », a-t-il ajouté.

Pour lui, le fait de blesser les autres en silence, les trahir ou les détruire à petit feu n’a rien à voir avec une véritable amitié. 

Le sociologue Vese a proposé l’adoption des féminités et masculinités positives comme moyen pouvant inspirer la communauté congolaise à devenir des acteurs et actrices de la prévention naturelle, respectueux des droits humains, de la dignité de chaque personne et engagés en faveur de la justice sociale.

« Beaucoup de personnes souffrent en silence pendant que les auteurs de violences poursuivent leur vie comme si de rien n’était. Les victimes traversent chaque jour une profonde souffrance qui les consume intérieurement. Dénonçons toutes les formes de violences basées sur le genre (VBG), d’exploitation et abus sexuels (EAS), ainsi que de harcèlement sexuel (HS), car les féminités et les masculinités positives ne sont ni des féminités ni des masculinités complices. Elles s’opposent à toute forme de violence, d’exploitation, d’abus et de harcèlement », a-t-il précisé.

« Prenons conscience de cette réalité et transformons nos familles, nos communautés, nos confessions religieuses, nos milieux professionnels ainsi que nos institutions publiques et privées en des espaces où les féminités et les masculinités positives deviennent une réalité vécue », a-t-il renchéri.  « Jeudi en noir » est une campagne internationale de lutte contre toutes les VBG et attitudes et tous les comportements toxiques et violents, à travers la promotion des modèles alternatifs de féminités et de masculinités positives.ACP/O/PN

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