Kisangani, 30 septembre 2026 (ACP).- La planification familiale a été expliquée mercredi aux femmes vivant avec handicap à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, dans le Nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une séance de sensibilisation couplée à une offre gratuite de services pour promouvoir une santé sexuelle et reproductive responsable.
«Cette sensibilisation nous a permis d’expliquer l’importance de la planification familiale ainsi que le rôle des différentes méthodes contraceptives. Elle a été organisée autour du thème : “Une contraception accessible et choisie : pour la santé, l’autonomie, l’avenir de chaque jeune, chaque femme et chaque famille” », a déclaré Difride Wawina, chargée de communication au sein de l’organisation «Marie Stopes RDC», région Nord-est.
Selon elle, au cours de cette sensibilisation, MSI RDC Nord-est a notamment cherché à réduire le déficit d’information constaté auprès des femmes vivant avec handicap et à lever les barrières liées aux mythes et aux rumeurs entourant les méthodes contraceptives.
«La contraception n’est pas destinée à stopper définitivement les naissances, mais à permettre de les espacer afin d’avoir des enfants au moment voulu. Pour les femmes en couple, elle permet notamment de bénéficier d’un intervalle entre les naissances. Pour les jeunes qui n’ont pas encore eu d’enfant, notamment les étudiantes, certaines méthodes peuvent leur permettre de prendre le temps de terminer leurs études. Une fois la méthode retirée, le retour à la fécondité dépend de la méthode utilisée et intervient dans les délais qui lui sont propres », a-t-elle expliqué.
Par ailleurs, Mme. Wawina a fait état d’un engouement des participantes lors de l’offre de services sur le site, signe, selon elle, d’un besoin important en matière de planification familiale au sein de cette catégorie de la population.
Maguy Draso, manager de la région Nord-est de Marie Stopes RDC, cette activité inscrite dans le cadre des activités commémoratives de la Journée mondiale de la contraception, avait pour objectif d’informer les femmes sur la planification familiale et les différentes méthodes contraceptives, tout en leur facilitant l’accès gratuit aux services destinés à espacer les naissances.
De son côté, Mme. Patience Lisisa, coordonnatrice de l’Action des femmes handicapées pour les droits de l’homme et le développement (AFHADHODI) a salué l’organisation de cette activité, estimant qu’elle contribue à accompagner les femmes vivant avec handicap dans la prévention des naissances rapprochées et non désirées.
Il sied de noter que pour la santé maternelle, la planification familiale permet à la mère de récupérer physiquement et mentalement entre deux grossesses. Concernant le bien-être des enfants, elle assure les meilleures conditions de vie, d’éducation et de santé pour chaque enfant. Elle est un choix éclairé, qui garantit un droit fondamental d’accès à l’information et aux soins de santé reproductive.
ACP/DL/Mok

