Kinshasa, 27 octobre 2025 (ACP).- L’investissement pour le présent et le futur de la jeune fille de la République démocratique du Congo (RDC) a fait l’objet des échanges lundi, lors d’un atelier au centre culturel « Bonkoto », à Kinshasa, en marge de la Journée Internationale de la jeune fille.
« Au regard de la place importante de la jeune fille dans l’émergence de notre société, je lance un vibrant appel à tous les acteurs, notamment les agences du système des Nations Unies, les organisations de la société civile et les partenaires du secteur privé, pour en faire un véritable levier de transformation sociale en réalisant des investissements importants, tant pour leur présent que pour leur avenir », à Micheline Ombae, ministre du Genre, famille et enfant.
Selon la ministre du Genre, cette journée célébrée sous le thème : « La vie que je suis, les changements que j’emmène, les vies en première ligne de crise », s’inscrit dans le cadre du Sommet des filles d’Afrique de l’Ouest et du Centre, qui s’est tenu à Dakar du 9 au 11 septembre dernier.

Vue des participants
« À l’issue de ce sommet, les filles présentes ont démontré que nous devons leur faire confiance, car elles ont participé activement avec énergie et détermination. C’est à cette perspective que s’inscrivent nos engagements qui se résument en ces termes : renforcer la visibilité des dépenses publiques destinées aux filles, institutionnaliser les suivis budgétaires sensibles aux genres, définir une feuille de route nationale détaillée des investissements prioritaires en faveur des filles, et mobiliser les partenaires techniques et financiers autour d’un pacte de financement commun pour les adolescents, garantissant ainsi la cohérence et la durabilité de nos engagements », a-t-elle indiqué. Pour sa part, Catherine Odimba, représentante adjointe en charge des Programmes et management à l’ONU Femmes, a mis en lumière les défis auxquels les filles sont confrontées, tels que les violences sexuelles, l’exclusion scolaire et le manque d’opportunités socio-économiques.
Les NU réitère son engagement à soutenir les actions du gouvernement

Mme Odimba a fait savoir que les Nations Unies a réitéré son engagement à soutenir les actions du gouvernement pour faire face aux défis auxquels sont confrontés les filles. « Face à ces défis, le système des Nations Unies, à travers ses agences, dont le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), a réitéré son engagement à soutenir les actions du gouvernement dans la concrétisation des engagements ressortis lors du sommet de Dakar », a-t-elle dit.
« Le Système des Nations Unies a réitéré son plein engagement à accompagner nos gouvernements, les organisations de la société civile, les jeunes et les communautés dans la mise en œuvre de cette règle de route. Ensemble, nous devons garantir que les droits des filles ne soient pas négociables, mais pleinement réalisés », a-t-elle ajouté, avant d’inviter l’assistance à faire de la déclaration de l’État une promesse envers chaque fille de cette région d’Afrique. « En cette journée, je vous invite à vous joindre à nous pour faire de la déclaration de l’État non pas un simple document, mais une véritable action, une source d’inspiration et surtout une promesse envers chaque fille de notre région », a-t-elle déclaré.
Célébrée le 11 octobre de chaque année, la Journée internationale de la fille a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2011. Elle vise à reconnaître les droits des filles et les défis spécifiques auxquels elles sont confrontées, tels que la violence, les discriminations et l’accès inégal à l’éducation, à la santé et aux opportunités. ACP/

