Kinshasa, 9 février 2026 (RDC).- La dénonciation des abus liés aux violences conjugales a été recommandée aux femmes victimes pour combattre la dépression et les charges mentales en République démocratique du Congo (RDC), lors des échanges lundi à Kinshasa, capitale du pays, dans une tribune libre. « Il y a des témoignages anonymes que nous avons reçus. Chez nous, femme africaine, le mot d’ordre est clair : on ne quitte pas son foyer pour une trahison, même si c’est la énième. Alors que plusieurs femmes victimes des violences conjugales développent une dépression et des charges mentales. Les femmes doivent dénoncer des abus pour se protéger des troubles mentaux », a déclaré Kikina Mungul Diaka, visionnaire de la tribune « Coup de gueule de la femme ».
Selon les échanges autour de cette tribune, lorsqu’une femme accepte de témoigner et de dénoncer, elle permet à d’autres de se reconnaître et de se mettre à l’abri contre ces violences. « La société pense souvent qu’une femme divorcée mérite de souffrir. Une relation qui détruit la femme au lieu de la construire devient toxique pour elle. Se taire ne guérit pas », a dit Mme Mungul Diaka, avant de préciser que chaque jour constitue une victoire, lorsqu’on dénonce les abus en refusant de les vivre encore.
Les violences conjugales en RDC sont un fléau répandu, touchant près de la moitié des femmes en couple. Elles sont exacerbées par les conflits armés, la pauvreté et des normes socioculturelles qui banalisent la violence, faisant souvent de la maison un lieu dangereux.
Ces violences peuvent entraîner des traumatismes psychologiques profonds pour les femmes, souvent isolées et sans accès aux soins. Le manque de lois spécifiques constitue également un obstacle majeur pour les femmes victimes de ce type de violence.
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