Bruxelles : le salon de l’immobilier africain prévu du 25 au 27 juin prochain

Bruxelles, 29 mars 2026 (ACP).- Le premier salon de l’immobilier africain (SIA) se tiendra du 25 au 27 juin prochain à Bruxelles, sous le parrainage officiel du Burkina Faso, a-t-on appris vendredi, lors d’une conférence de presse organisée par le Cabinet de Management des services immobiliers Asbl (CAMSI).

« Le salon qui se prépare et qui se tiendra en juin réunira 24 entreprises membres de notre association, des ministres africains qui ont déjà confirmé leur présence, ainsi que des professionnels africains de l’immobilier dont des agenciers, des lotisseurs et des financiers », a déclaré M. Armand Noumbo, administrateur de CAMSI asbl.

Il a fait savoir que ces professionnels, en provenance notamment du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Guinée, de la République démocratique du Congo, du Sénégal et de la Tunisie, présenteront leur offre à la diaspora active et aux investisseurs de tous bords au cours de ce salon, qui abritera également des conférences-débat sur les différents sujets relatifs à la problématique de l’immobilier.

Depuis deux ans, l’association CAMSI s’est lancé le défi de mettre en place des points focaux dans les différentes régions de l’Afrique, en sélectionnant les membres qui rejoignent le consortium selon des critères d’excellence, avec l’ambition de constituer des patrimoines immobiliers. D’après M. Noumbo, certains pays africains ont déjà franchi un cap dans ce domaine, notamment la RDC, le Cameroun, le Sénégal, la Tunisie et la Guinée.

2,5 milliards d’habitants en Afrique dans cinq ans

Pour sa part, M. Alain Mulowayi, courtier en prêts hypothécaires, a relevé que la croissance africaine est la plus importante au monde. Il a affirmé que l’Afrique, dont la population est estimée en 2026 à 1,6 milliard d’habitants, en comptera 2,5 milliards d’ici cinq années à venir, avec plus de 60% de personnes vivant en zone urbaine.

« De Kinshasa à Dakar, en passant par Libreville, Douala, Lomé ou Abidjan, la croissance urbaine est évaluée à 4% ; ce qui exerce une pression énorme sur la demande en logements et nécessite la construction de plusieurs milliers de maisons », a-t-il souligné.

À cet effet, M. Mulowayi a appelé à un « vrai professionnalisme, avec des fonds d’investissement, des partenariats publics-privés » devant proposer des solutions à cette importante préoccupation, avant de déplorer néanmoins le fait que les taux d’intérêt sont « particulièrement élevés » sur le continent, de l’ordre de 20% pour deux ans, au moment où, en Belgique par exemple, « ils ne sont que de 4%, de surcroît sur 30 ans ».

Malgré cet obstacle, il a, par ailleurs, reconnu que les opportunités d’investissement demeurent considérables en Afrique, compte tenu de l’émergence sensible d’une classe moyenne et l’importance de la diaspora, qui viennent renforcer l’importance de l’immobilier sur le continent.

« C’est d’ailleurs là l’objectif affiché du Salon de l’immobilier africain, celui de présenter les atouts d’un investissement immobilier en Afrique, d’ouvrir un dialogue sur les modes de financement, les garanties sécuritaires et les facilités administratives et de poser les bases d’un rendez-vous appelé à structurer l’information, l’encadrement et l’enregistrement des projets pour les investisseurs », a précisé M. Molowayi.

Enfin, Mme Marie Curie Makutu, responsable de l’Agence Yarah chargée de la Communication du salon, a promis que le comité d’organisation présentera à la presse dans les prochains jours les dernières tendances du marché immobilier africain ainsi que les opportunités d’affaires pour les investisseurs et les professionnels de l’immobilier.

ACP/C.L.

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