Bruxelles, 29 mars 2026 (ACP).- Les femmes de la République démocratique du Congo vivant en diaspora ont été appelées, vendredi, par la ligue des femmes de l’Union sacrée de la nation (USN)/Benelux, à exercer leurs droits et à s’imposer comme ‘’leaders’’, lors d’une activité clôturant le mois dédié à la femme.
« Nous ne réclamons plus nos droits, nous les exerçons (…) Longtemps ignorée, la femme a dû se battre pour obtenir la place qu’elle occupe aujourd’hui », a déclaré Daphrose Molisho, coordonnatrice des femmes de l’USN/Benelux.
Devant plusieurs personnalités du présidium de l’Union sacrée de la Nation, elle a insisté sur la nécessité pour les femmes de connaître et d’exercer leurs droits, avant de souligner que les Congolaises vivant en Belgique disposent particulièrement plusieurs opportunités importantes.
« Nous avons le droit à l’éducation, au travail égal, au salaire égal, et le droit de dire non à toute forme de violence. Mais au-delà des droits, c’est la question du leadership : les femmes doivent cesser d’attendre une reconnaissance extérieure. (…) Le leadership n’a pas de sexe, il a du courage. Et nous, femmes congolaises, nous avons du courage à revendre », a insisté Mme Molisho.
Dans ce cadre, elle a encouragé ses paires à investir les sphères économiques et politiques, notamment en créant des entreprises, en s’engageant dans la vie associative et en participant aux élections locales.
Sur le plan de l’autonomisation, la coordonnatrice des femmes de l’USN/Benelux a exhorté les Congolaises de la diaspora à entreprendre afin de promouvoir leur autonomisation.
« L’autonomisation, c’est la liberté de choisir. Formez-vous, entreprenez et soutenez-vous entre vous », a-t-elle dit, tout en les appelant à une action concrète.
« D’ici un an, que chacune pose un acte concret : former une fille, rejoindre un réseau ou oser dire non à une injustice », a conclu Mme Molisho.
Cette rencontre s’est clôturée dans un esprit d’unité et d’engagement, avec un message fort adressé à la diaspora congolaise : « contribuer depuis l’étranger à la construction d’un Congo plus juste ».
ACP/C.L.

