« Dialogue national en RDC, un processus pour la refondation de l’Etat » 

Kinshasa, 31 août 2026 (ACP).- Un avocat du barreau du Kasaï Central, dans le Centre de la République démocratique du Congo(RDC), a proposé que le dialogue national initié par le Chef de l’Etat soit un cadre decohésion nationale et de la refondation de l’État.

« Le dialogue annoncé par le premier citoyen de la République, Félix Tshisekedi, ne devra pas être une conférence de partage de pouvoir, mais plutôt, un dialogue pour la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État. Celui des jeunes, des femmes, des victimes de guerre, des déplacés internes, des autorités coutumières, des communautés locales et de ceux dont la voix est trop souvent étouffée par les calculs des états-majors politiques », a déclaré Eddy Bantu, avocat au barreau du Kasaï Central.

« Notre pays a trop souvent connu des dialogues où les crises devenaient des moyens de repositionnement politique, c’est-à-dire, prendre les armes pour obtenir une intégration dans les institutions, contester l’ordre constitutionnel pour négocier des postes, ou réclamer l’effacement des condamnations et la neutralisation des procédures judiciaires comme préalable à la participation », a-t-il ajouté.

De l’avis de cet avocat congolais, l’inclusivité ne signifie pas la suppression de la Constitution, ni la suspension de la justice, non plus la remise en question du verdict des urnes.

Pour lui, la paix ne peut davantage devenir la récompense de la violence  ou le moyen d’obtenir autour d’une table ce que le peuple n’a pas accordé par son suffrage.

« Ne permettons pas que le dialogue soit une nouvelle fois confisqué par quelques acteurs politiques préoccupés par leur avenir personnel. Que chacun y apporte ses idées, ses propositions et sa vision du pays, mais que personne n’y vienne négocier la République », a-t-il conclu.

ACP/K

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