Goma, 23 avril 2024 (ACP).- Les concentrations de gaz carbonique dit « Mazuku » restent mortelles pour les déplacés vivant dans le voisinage des volcans Nyamulagira et Nyiragongo, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), selon le bulletin de l’Observatoire volcanologique de Goma (OVG) consulté mardi par l’ACP.
« Les concentrations de CO2 dans le « Mazuku » ont toujours des valeurs au-dessus de la limite létale et restent donc mortelles. Pour ce faire, les compatriotes qui sont dans les camps des déplacés sont toujours appelés à respecter les consignes leurs données par notre équipe de sensibilisation au sujet de Mazuku », a-t-on lu dans ce bulletin. S’agissant de la séismologie, la source a précisé que l’activité sismovolcanique est restée concentrée de part et d’autre de la grande fracture qui relie les deux volcans actifs, en l’occurrence le Nyamulagira et le Nyiragongo. Les données instrumentales acquises par l’Observatoire pendant la période du 13 au 20 avril indiquent, en outre, que le niveau d’alerte du volcan Nyiragongo reste au jaune, c’est à dire « vigilance ».
Pour ce qui est de l’activité tectonique du rift Est-africain, le bulletin a indiqué qu’elle était en baisse comparativement à celle de la semaine précédente, tandis que les épicentres étaient essentiellement localisés dans le bassin du Lac Kivu. En cette saison pluvieuse, ces séismes, même s’ils ne sont pas ressentis, peuvent causer des éboulements et d’autres mouvements de masse dans le bassin du Lac Kivu et celui de la rivière Ruzizi, en province du Sud-Kivu, « suite à l’effet cumulatif de leurs énergies », a conclu le bulletin de l’OVG. Le 22 mai 2021, le volcan Nyiragongo était entré en éruption.
Les coulées de lave avaient détruit une partie de la ville de Goma et les habitants assistaient à l’apparition d’une coulée de lave provenant d’une fissure sur le flanc du volcan. Une intense sismicité avait commencé, causant des dégâts aux villes frontalières Goma (RDC) et Gisenyi (Rwanda). L’éruption n’avait duré que quelques heures, les coulées de lave avaient fait des dégâts, mais d’une ampleur bien moindre que lors de la dernière éruption en 2002, où près de 10 % de la ville avaient été dévasté. ACP/

