Kinshasa : une étude examine la gouvernance démocratique et le développement de la Lomami

Kinshasa, 26 septembre 2026 (ACP).- La gouvernance démocratique et son influence sur le développement de la province de Lomami, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), ont été au cœur d’une thèse de doctorat soutenue, samedi, à l’Université pédagogique nationale (UPN), à Kinshasa, capitale du pays.

« Cette recherche analyse les mécanismes institutionnels, politiques et sociaux susceptibles d’expliquer les difficultés de développement de cette province. Selon l’étude, la gouvernance démocratique constitue un cadre déterminant de la dynamique du développement local. Elle met notamment l’accent sur la participation citoyenne, la transparence dans la gestion des ressources publiques et la reddition des comptes comme leviers susceptibles de favoriser un développement inclusif et durable », a déclaré Alex Lenge, auteur de la thèse.

« La recherche s’est articulée autour d’une question principale portant sur les raisons pour lesquelles la gouvernance dans la province de Lomami ne parvient pas à impulser son développement, malgré l’existence d’importantes ressources naturelles et humaines », a-t-il expliqué.

L’étude s’est également intéressée aux mécanismes qui contribueraient au maintien de la province dans une situation de stagnation, ainsi qu’aux moyens de mobiliser les secteurs fondamentaux en faveur du développement territorial.

« Parmi les secteurs identifiés figurent notamment l’agriculture, les infrastructures routières, l’énergie électrique, l’éducation, la santé et le secteur minier », a indiqué le chef de travaux Lenge, avant de préconiser la promotion de la bonne gouvernance, le renforcement de la cohésion provinciale et l’évolution des mentalités comme éléments devant accompagner les efforts de développement.

« Les hypothèses de la recherche mettent notamment en cause, dans le fonctionnement de la gouvernance provinciale, des pratiques telles que la corruption, le clientélisme, le favoritisme, le détournement des ressources publiques et la prédominance des intérêts privés », a relevé le récipiendaire.

Selon l’étude, il est nécessaire de renforcer l’indépendance et l’efficacité de l’appareil judiciaire afin de lutter contre l’impunité et de favoriser une gouvernance fondée sur la responsabilité des dirigeants et le respect des règles institutionnelles.

L’étude a également relevé que le développement de la Lomami nécessite une approche intégrée prenant en compte les dimensions politique, économique, sociale, historique et territoriale de la province.

À l’issue de la soutenance, Alex Lenge a été proclamé docteur en sciences politiques et administratives, avec la mention « grande distinction ». ACP/ Ns

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