Kinshasa, 11 novembre 2025 (ACP).– Les violations « graves et massives » des droits de l’homme et des peuples, commises en République démocratique du Congo ont été condamnées par la Commission africaine, dans les résolutions de la 85ème session ordinaire présentées à la Première ministre, selon un communiqué reçu mardi à l’ACP.
«La Commission africaine a fermement condamné les violations graves et massives des droits de l’homme et des peuples, ainsi que les crimes internationaux, notamment le génocide commis en RDC par des acteurs étatiques et non étatiques impliqués dans les conflits qui ravagent le pays depuis plusieurs années », a dit Samuel Mbemba, ministre des Droits humains, cité dans le communiqué.
Accompagné de l’équipe de la Commission interministérielle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR), ainsi que celle du Fonds national des réparations des victimes sexuelles liées aux conflits et victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (Fonarev), le ministre des Droits humain a fait cette déclaration à l’issue de l’audience avec la Première ministre.
« Le Forum des ONG a reconnu et condamné les actes de génocide perpétrés contre certaines communautés lors des conflits armés dans l’Est de la RDC. Il a exhorté le Gouvernement congolais à créer, en collaboration avec l’Union africaine et les Nations Unies, une juridiction spéciale chargée de poursuivre les membres de groupes armés responsables de ces crimes, et à renforcer la coopération avec la Cour pénale internationale (CPI) », a indiqué le ministre des Droits humains.

Par ailleurs, la Première ministre qui a reçu officiellement les documents de la résolution, a salué cette initiative avant de réaffirmer l’engagement du Gouvernement à œuvrer pour la vérité, la justice et la réparation en faveur des victimes.
La Commission africaine a exprimé sa vive préoccupation face à la dégradation de la situation sécuritaire en RDC et ses conséquences sur le plan humanitaire : plus de 9.000 personnes tuées, près de 700.000 réfugiés au Burundi et en Ouganda, plus de sept (7) millions de déplacés internes, ainsi que 11.444 victimes de violences basées sur le genre recensées au Sud-Kivu.
La Première ministre, sur instruction du Président de la République, avait effectué plusieurs déplacements sur le continent africain et à travers le monde, afin de mener le plaidoyer pour la reconnaissance du Génocide en RDC et d’autres crimes internationaux y perpétrés depuis trois (3) décennies maintenant.
ACP/C.L.

