La création d’emplois verts recommandée pour la protection de la biodiversité en RDC

Kinshasa, 27 juillet 2025 (ACP).- La création d’emplois verts dans des secteurs comme l’écotourisme et la reforestation a été recommandée pour préserver la biodiversité en République démocratique du Congo (RDC), par une experte en environnement, lors d’un entretien dimanche avec dimanche avec l’ACP.

« La solution la plus durable pour réduire le conflit homme-faune, un sujet d’intérêt entre, d’une part, l’homme au sens large, et d’autre part, les animaux sauvages, est la création d’emplois verts rémunérateurs à long terme », a déclaré Gaël Mabanza, experte en environnement.

Elle a indiqué que cette recommandation s’inscrit dans la démarche du récent Camping scientifique tenu du 16 au 20 juillet sur la réserve naturelle de « Bombo-Lumene », à Maluku, dans l’est de Kinshasa.

« Ces emplois verts sont ceux qui contribuent à préserver ou à restaurer l’environnement. Ils peuvent exister dans de nombreux secteurs économiques, à condition qu’ils favorisent une économie durable », a-t-elle ajouté.

En ce qui concerne le conflit homme-animal, Mme Mabanza a fait savoir que plusieurs causes sont à la base de ce conflit, entre autres : le braconnage, la déforestation, les interfaces forestières, la culture sur brûlis, les conflits armés.

« Toutes ces activités humaines sont à la base de la régression des forêts, qui a aussi un impact sur la population des espèces fauniques. Comme conséquences : la perte de la biodiversité, le réchauffement climatique, la désertification des sols (…) », a-t-elle expliqué.

« Sans les animaux dans la forêt, les arbres s’étouffent entre eux et la forêt deviendra chétive, incapable d’absorber de grandes quantités de carbone pour l’équilibre du climat. Et sans la forêt, les animaux seraient sans abri, et conséquemment ils auront tendance à envahir et à ravager les champs de la communauté locale ou leur bétail. D’où l’on parle de conflit Homme-faune », a expliqué l’experte en environnement.

L’approche participative préconisée dans la gestion des écosystèmes

Par ailleurs, Gaël Mabanza, experte en environnement, a fait savoir que  l’implication des communautés locales dans la gestion et la protection des écosystèmes passe également par la sensibilisation participative.

« La sensibilisation par l’approche participative de la communauté locale est un outil puissant pour favoriser un développement plus inclusif, durable et efficace. Elle nécessite cependant un engagement sincère de la part de tous les acteurs, ainsi qu’une volonté de partager le pouvoir et les responsabilités », a-t-elle souligné.

Cette approche se caractérise, selon elle, par l’implication des bénéficiaires, la valorisation des savoirs locaux, la construction de solutions partagées et l’autonomisation des communautés.

« Cette problématique suscite de grandes préoccupations à cause du risque d’épuisement de la ressource et de ses effets économiques et environnementaux négatifs à long terme », a dit l’experte.

Gaël Mabanza est conteuse, comédienne et dramaturge congolaise. Engagée pour la protection de l’environnement. Elle sensibilise la jeunesse à travers le théâtre éducatif, notamment avec sa pièce « Dispute interminable ». Fondatrice du « Théâtre de la Passerelle », elle mêle art, pédagogie et écologie pour éveiller les consciences et encourager des comportements durables. 

ACP/C.L.

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