Nord-Kivu : l’armée congolaise dénonce l’implantation de deux positions M23 dans une zone tampon

Kinshasa, 26 octobre 2025 (ACP).- L’armée congolaise a dénoncé dimanche dans un communiqué, l’implantation par le groupe armé M23-AFC, de deux positions militaires dans la zone tampon d’interposition au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, promettant de « riposter » face à toutes manipulations et attaques ennemies.

En violation des processus de paix en cours, les FARDC (Forces armées de la RDC) profitent pour « dénoncer l’implantation par l’AFC/M23 dans la zone tampon d’interposition de deux positions militaires à Vuvatama et Kanyamitala depuis le 15 octobre 2025 en vue de relancer les hostilités », a écrit le lieutenant Marc Elongo, porte-parole du Gouverneur militaire du Nord-Kivu.

« Le Gouverneur du Nord-Kivu appelle la population au calme ainsi qu’à la vigilance tout en rassurant de la détermination des FARDC de riposter à toute tentative de manipulation et d’attaque de l’ennemi », a ajouté l’officier.

Depuis quelques jours, des officiels du mouvement M23 soutenu par l’armée rwandaise multiplient des sorties publiques alertant sur des attaques imaginaires, en vue de justifier ce qu’ils préparent contre la République, a indiqué à l’ACP un officier FARDC.

Dans ce communiqué de presse, l’armée a expliqué que l’incident de ce dimanche s’était produit entre le M23-AFC et un groupe de jeunes qui ont voulu récupérer leurs trois (3) leaders détenus par ce mouvement.

Après leur action dans les lignes M23-AFC, ces jeunes armés, « non identifiés », ont torturé deux militaires FARDC, avec l’objectif de leur ravir des armes, a déploré le gouverneur militaire à travers son porte-parole, qui justifiait les tirs entendus dimanche matin à Kalangira dans la Chefferie Baswagha.

« L’autorité provinciale a donné des instructions fermes aux services de défense et de sécurité, de rechercher ces jeunes, les arrêter et les acheminer à la justice parce qu’ils n’ont pas seulement tiré sur une position AFC/M23 mais aussi, sur leur chemin de retour, ils ont molesté gravement deux éléments des forces de défense et de sécurité en voulant leur ravir leurs armes et d’autres biens privés », a indiqué l’officier.

ACP/C.L.

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