ONU: la redéfinition du mandat de la Monusco recommandée pour anéantir l’agression rwandaise

Kinshasa, 21 septembre 2026 (ACP).- Un député national de la République démocratique du Congo (RDC) a recommandé lundi, en prévision de la 81ème  session de l’Assemblée générale de l’ONU, de solliciter la redéfinition du mandat de la Monusco, pour aider l’armée congolaise à anéantir l’agression rwandaise.

« En lieu et place d’un mandat d’interposition, la Cheffe du Gouvernement devrait solliciter de l’Assemblée générale des Nations Unies et, du Conseil de Sécurité, en particulier, la définition d’un mandat offensif de la Monusco, afin de soutenir les FARDC et neutraliser les groupes militaires et terroristes qui sévissent dans l’Est de notre République ainsi que anéantir l’agression rwandaise », a déclaré Raphaël Kibuka, député nationale.

« En un mot, une redéfinition du mandat de la Monusco, passant du simple maintien de la paix à un mandat véritablement offensif et coercitif, défini sur le fondement du chapitre VII de la Charte des Nations Unies nous paraît, aujourd’hui, incontournable, pour le retour à une paix durable dans la région des Grands-Lacs et dans notre pays », a-t-il ajouté.

Il a rappelé que l’ONU intervient en RDC depuis son accession à l’indépendance pour résoudre différents conflits. « De l’Onuc  à la Monusco, les Nations Unies ont fait ce qui était possible », a reconnu le député Kibuka.

« Seulement, la nature des conflits a, depuis, évolué. Il ne s’agit plus de crises internes, mais d’une agression extérieure, menée par les Etats voisins, contre les institutions régulières de la République », a-t-il fait remarquer.

Exiger le retrait des troupes rwandaises et rappeler le principe de l’égalité souveraine

Par ailleurs, M. Kibuka, a recommandé à la Cheffe de gouvernement congolais  d’exiger le retrait immédiat des forces militaires rwandaises du territoire de la RDC, la cessation immédiate des hostilités et le démantèlement des administrations illicites installées par ces pantins du « M23-AFC »  en application de la Résolution 2773 du Conseil de Sécurité, adoptée à l’unanimité, le 21 février 2025.

Pour lui, la Première ministre devra tout d’abord rappeler le principe de l’égalité souveraine des Etats membres de l’Organisation des Nations Unies.

Ensuite, a-t-il enchaîné, elle devra aussi rappeler le principe de non recours à la force armée  par un État contre l’intégrité territoriale d’un autre État, de même que celui de la non-immixtion d’un État dans les affaires intérieures d’un autre, avant d’insister sur la responsabilité du Conseil de sécurité des Nations Unies en matière du maintien de la Paix et de la sécurité internationale.

ACP/Tshiyo.

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