Kinshasa, 07 octobre 2026 (ACP).- La présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) sur le territoire de la République démocratique du Congo (RDC) ne peut constituer un fondement juridique autorisant un État étranger à déployer ses forces armées, selon la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), dans un entretien mercredi.
« La présence des FDLR ne peut en aucun cas constituer un titre juridique autorisant un État étranger à déployer son armée sur le territoire souverain de la République démocratique du Congo », a déclaré Jonas Tshiombela, coordonnateur de la NSCC.
Pour lui, la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU est claire, car, elle condamne l’offensive du M23 avec le soutien des Forces de défense rwandaises tout en exigeant leur retrait immédiat et sans condition.
« On ne peut pas combattre un groupe armé en occupant durablement le territoire d’un État souverain », a insisté le coordonnateur de la NSCC, avant de rappeler que le Conseil a aussi identifié l’exploitation illicite des ressources comme cause profonde du conflit.
S’agissant du chiffre de la Monusco indiqué par son représentant James Swan le 29 septembre devant le Conseil dont 122 ex-FDLR rapatriés depuis septembre, M. Tshiombela y voit la preuve qu’il existe des mécanismes non militaires.
« Si des éléments FDLR peuvent être désarmés et rapatriés sous supervision, alors la réponse doit être organisée autour de ces mécanismes plutôt que de servir de justification à une intervention militaire », a-t-il martelé.
Concernant la rencontre d’Entebe entre le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni et le Président ougandais, Yoweri Museveni, il a lancé un conseil aux autorités congolaises.
« Cette rencontre ne doit pas conduire à présenter automatiquement l’Ouganda comme un médiateur neutre, l’Ouganda étant lui-même acteur militaire dans l’Est», a-t-il dit.
« Que vaut une résolution du Conseil de sécurité si ses principales exigences restent insuffisamment exécutées ? », s’est-il interrogé, en appelant à appliquer les cinq (5) principes, notamment la souveraineté de la RDC, le retrait des forces étrangères, la neutralisation de tous les groupes armés, la traçabilité des minerais et responsabilité des acteurs qui alimentent le conflit.
Pour la NSCC, l’alibi des FDLR présenté par le Rwanda pour camoufler le déploiement de ses troupes en RDC n’a pas sa raison d’être. ACP/Mu/Ke

