Kinshasa, 20 mai 2026 (ACP).- Des remédiations pédagogiques et didactiques dans l’enseignement de radioprotection pour l’optimisation de la sécurité en radiologie conventionnelle en République démocratique du Congo, ont été proposées, mercredi, lors de la soutenance d’une thèse doctorale à l’université pédagogique nationale (UPN), à Kinshasa.
« L’imagerie médicale est une discipline essentielle au sein des soins de santé, reposant sur des méthodes et techniques scientifiquement avancées. Aujourd’hui, l’évolution technologique offre de nombreuses alternatives dans divers domaines diagnostics, y compris la radiologie. Cependant, les appareils d’imagerie médicale représentent une source indéniable des rayonnements et d’irradiation artificielle », a déclaré le chef de travaux Barthélémy Bope.
D’après le récipiendaire, la prolifération incontrôlée des services de radiologie dans toutes les provinces de la RDC constitue à la fois un atout pour la population et un risque pour l’environnement, surtout en cas de non-respect des normes de radioprotection.
« C’est dans ce contexte qu’il nous a plu de mener une étude dans le cadre de notre thèse de doctorat pour en identifier les causes par un diagnostic afin de proposer des solutions », a-t-il argumenté.
Intitulé « Santé publique et utilisation diagnostique des rayons X. Propositions des remédiations pédagogiques et didactiques dans l’enseignement de radioprotection pour l’optimisation de la sécurité en radiologie conventionnelle », cette étude a proposé des remédiations pédagogiques et didactiques dans la formation initiale. Ces remédiations sont en liens avec, notamment la restructuration du contenu d’enseignement de la radioprotection et la mise en place de modèles de transmission des connaissances susceptibles de favoriser l’acquisition des connaissances et le développement des compétences nécessaires pour optimiser la radioprotection en radiologie conventionnelle.
« Ce contenu restructuré vise à offrir aux étudiants une compréhension approfondie des principes de radioprotection, tout en les préparant à appliquer ces connaissances dans leur pratique quotidienne en radiologie conventionnelle. Grâce à l’intégration de méthodes pédagogiques et didactiques variées, le cours encouragera un apprentissage actif et engageant », a recommandé l’impétrant, avant d’ajouter que cela va permettre de combler les lacunes et les écarts identifiés lors du diagnostic sur la radioprotection dans les hôpitaux de la RDC, contribuant ainsi à améliorer la sécurité des patients et du public, ainsi que la qualité des soins.
En tenant compte des résultats obtenus et des stratégies didactiques proposées, M. Bope a formulé des recommandations aux étudiants (futurs professionnels de santé radiologues et non radiologues).
« La prise de conscience, la restructuration du programme, l’amélioration des conditions de travail. Il est impératif d’impliquer la hiérarchie dans l’amélioration des conditions de travail, car la radioprotection ne concerne pas uniquement les radiologues et le personnel non radiologue, mais tous les acteurs de la santé », a-t-il proposé.
Au département de radioprotection du Centre régional d’Études nucléaires de Kinshasa (CREN-K) et Centre national de protection contre les rayonnements ionisants, le candidat a suggéré l’applicabilité de la loi sur la radioprotection, le répertoire des services de radiologie, le contrôle des appareils, le budget pour la radioprotection, la création d’une division de supervision et la vulgarisation du programme restructuré », a-t-il conclu.
Après débat et délibération, Barthélémy Bope a été proclamé docteur en Didactique des Sciences de la santé avec mention « la plus grande distinction ». ACP/C.L.

