RDC : la formation « rigoureuse » des médecins anesthésiste-réanimateurs recommandée

Kinshasa, 14 novembre 2025 (ACP).- La formation rigoureuse des médecins anesthésiste-réanimateurs de la République démocratique du Congo (RDC) a été recommandée vendredi à Kinshasa, par le président de la société d’anesthésiste -réanimation, lors de la clôture du 40e congrès international de cette société, organisé du 12 au 14 novembre 2025.

«Nous avons abordé les différents sujets, notamment l’anesthésie pédiatrique et l’anesthésie du sujet âgées. A ce propos il a été recommandé aux médecins anesthésistes de se former, avoir une formation de base rigoureuse et s’exercer régulièrement, faire un effort pour pratiquer ce que nous appelons la médecine basé sur recommandation de haut grade afin de diminuer la mortalité et la morbidité de patients parce qu’ils sont fragiles», a déclaré le Dr Wilfrid Mbombo, président de la Société d’anesthésiste-réanimation de la RDC (SARDC).

Il a fait savoir qu’en rapport avec le Sepsis qui est l’une de cause importante de mortalité dans les services de réanimation, il a été constaté que malgré le progrès réalisé dans la prise en charge des patients, la mortalité reste lourd. «On ne conseille de démarrer le plus rapidement possible le traitement d’antibiotiques, rechercher la cause et ne pas hésiter à démarrer rapidement les médicaments qui augmentent la pression artérielle », a-t-il dit.

Le Dr Mbombo a, par ailleurs, évoqué l’une des avancées réalisées par sa société. Il s’agit, notamment de la formation de 46 anesthésistes sur la ventilation mécanique. «La ventilation mécanique est moyen qui permet au patient qui de lui-même, ne parvient pas à amener suffisamment l’oxygène dans son corps, on peut le faire amener à l’aide de la machine », a-t-il expliqué.

Il a également souligné qu’un constat a été fait :《nous avons remarqué que les accidents de la voie publique est l’une des causes de traumatisme grave . Et ce traumatisme concerne surtout les jeunes entre 15 et 40 ans de sexe masculin avec une mortalité très importante dans le pays, parce qu’il n’existe pas encore la prise en charge pré hospitalier》. A ce sujet, a-t-il dit, le ministre de la santé a annoncé dans la journée de jeudi qu’un programme des urgences pré hospitalier est déjà mise en place pour améliorer la prise en charge.

Le président de la SARDC a également rappelé que ce congrès tenu à ce jour a réuni plus de 500 anesthésistes-réanimateurs dont 70 experts de l’espace francophone.

Ce congrès a connu la présence de plusieurs autorités, notamment le Sg à la santé ai, le Dr Jean Bertin Epumba, le président du conseil national de l’ordre des médecins ( CNOM), Dr Berthier Nsadi, le président du Saraf, professeur Oumar Kane et le secrétaire général de la société de réanimation de langue française, Dr Guillaume Carteaux.

Le 40ème congrès de la société d’anesthésie et réanimation de l’Afrique Francophone (SARAF), couplée au 5ème congrès de la Société d’anesthésie réanimation de la République démocratique du Congo (#SARDC-ASBL), organisée du 12 au 14 novembre, est placé sous le thème principal : «Anesthésie réanimation en Afrique face aux défis» et le sous-thème : « la couverture santé universelle en Afrique francophone : défis et perspectives ».

ACP/C.L.

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