Kinshasa, 24 juillet 2025 (ACP).- La population congolaise a été invitée, jeudi, à cultiver la paix inclusive pour le développement durable, lors d’une conférence débat organisée à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), par une organisation non gouvernementale.
« Nous sommes tous appelés à cultiver la paix pour le développement et la croissance de notre pays, la RDC, car, la voie vers la paix durable passe aussi par une compréhension globale du contexte, par la lecture des différents actes et par notre capacité à être prédisposés », a déclaré Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, dans son exposé ayant pour thème : « Quelle paix durable pour la RDC ? ».
Et de continuer : « Nous avons compris la nature du conflit, nous avons compris qu’on a un adversaire extérieur. Réglons le problème de l’adversaire extérieur, mettons les bases solides pour qu’il ne récidive plus, mais ensuite, regardons-nous dans les yeux, disons, qu’est-ce que nous faisons pour notre pays ? ».
Le ministre Muyaya a appelé la population congolaise, la société civile et l’opposition ainsi que la majorité à participer à la construction du pays en se prédisposant.
« (…) Nous devons faire la preuve du contraire, en montrant à l’international que le Congolais est un citoyen qui aime la paix, et que ce discours stratégique construit dans un contexte de guerre hybride et de guerre informationnelle ne doit pas être relayé par les Congolais », a-t-il dit.
Au cours de sa présentation, le ministre de la Communication a invité les participants à bannir le discours de la haine qui, selon lui, est un récit d’un narratif de la guerre informationnelle.
De son côté, Jacques Djoli, rapporteur de l’Assemblée nationale, a invité la population à cerner la situation que traverse le pays.
« Nous sommes au cœur d’une conflictualité. (…) Nous sommes un pays immense, entouré par neuf voisins et autres Etats qui ont aussi des ambitions. Comme tous les autres Etats, il faut comprendre que les relations internationales sont des relations de puissance, de domination », a-t-il indiqué.
Pour ce professeur d’universités, la souveraineté n’est pas un dogme de foi. Pour être libre, a-t-il souligné, il faut être fort et pour être une puissance, il faut développer une géopolitique.
« Notre capacité de construire un espace de destin d’un Congo fort et un pays pivot de la région de l’Afrique, un pays qui doit être un centre d’impulsion, d’intégration aussi bien de son peuple que de ceux qui nous envient, il faut que nous analysions tout ce qui se fait par rapport au projet qui est défini par notre constitution », a conseillé Jacques Djoli.
Cette conférence-débat, organisée par l’ONG « Po na Congo » sous le thème : « différents processus de paix : et le peuple dans tout ça ? », avait comme objectif d’échanger sur le processus de paix qui implique divers acteurs et étapes, pour une participation effective du peuple en vue d’une durabilité de la paix. ACP/JF

