RDC : le numérique et l’Intelligence artificielle, nouveaux remparts contre la corruption

Kinshasa, 13 février 2026, (ACP).– Le Directeur général de l’Observatoire de surveillance de la corruption et de l’éthique professionnelle (OSCEP), a insisté sur l’urgence d’implanter la culture du numérique et l’intelligence artificielle dans les établissements publics en République démocratique du Congo lors de la restitution des résultats de sa participation au Forum des Institutions Générales d’État (FIGE), selon un communiqué parvenu vendredi à l’ACP.

« Après avoir pris part au Forum des institutions générales d’État (FIGE), placé sous le signe du numérique et de l’intelligence artificielle comme nouveaux remparts contre la corruption, le Directeur général de l’Observatoire de surveillance de la corruption et de l’éthique professionnelle (OSCEP), Benoît Patrice Tupa Kamango a insisté sur l’urgence d’implanter la culture du numérique dans les établissements publics », a-t-on lu.

Selon la source, ce rendez-vous continental, organisé en République de Djibouti, a porté sur le rôle des outils numériques et de l’intelligence artificielle dans le contrôle des établissements publics et la lutte contre la corruption, dans un contexte africain marqué par la criminalité transnationale et les antivaleurs persistantes.

« La RDC représentée par l’OSCEP et l’Inspection générale des Finances (IGF), l’enjeu était clair : affirmer sa présence sur la scène internationale ; s’aligner sur les standards modernes de gouvernance et montrer que le pays est engagé dans une transformation structurelle de ses mécanismes de contrôle », a indiqué la source.

Vers une administration publique digitalisée et éthique

Pour le DG de l’Observatoire, la RDC est appelée à jouer un rôle pivot en Afrique, conformément à la vision du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi, matérialisé par la création du ministère du Numérique et de l’Économie numérique, ainsi que les efforts du Vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau pour digitaliser la fonction publique.

Lors de la restitution de sa mission, M. Tupa a rappelé que l’OSCEP demeure le bras technique du gouvernement pour moraliser la vie publique. Ses missions fondamentales consistent à promouvoir les valeurs éthiques, assurer la surveillance et la prévention contre la corruption (concussion, népotisme, clientélisme) et veiller à l’application stricte du Code de conduite de l’agent public.

En implantant la culture du numérique dans les établissements publics, pour le DG de l’OSCEP, les bénéfices attendus sont majeurs : « l’intégration de l’intelligence artificielle pour traiter efficacement de grands volumes de dossiers ; la migration progressive vers une administration sans papier, réduisant les lourdeurs et la lenteur administrative ; la modernisation des outils de contrôle pour lutter efficacement contre la corruption ; l’accélération des procédures et la meilleure traçabilité des actions administratives, rendant la gestion plus transparente et efficace », a-t-il énuméré.

Le patron de l’OSCEP a annoncé la tenue des prochaines assises du FIGE en octobre 2027. Un rendez-vous d’autant plus stratégique que Christophe Bitasimwa Bahii, Inspecteur général des Finances et Chef de service de l’IGF, occupe actuellement le poste de Vice-président de ce grand colloque continental, renforçant ainsi le positionnement de la RDC au sein de cette plateforme africaine.

Benoît Patrice Tupa Kamango a appelé les gestionnaires publics à « passer résolument à l’action » en intégrant la culture numérique et l’intelligence artificielle, afin de hisser l’administration congolaise aux standards modernes de gouvernance.

ACP/C.L

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