Kinshasa, 13 février 2026 (ACP).- Les propos ayant motivé la suspension de l’inspecteur général du travail (IGT) de la République démocratique du Congo ont été qualifiés, vendredi, de « référence administrative, pas communautaire », par un cadre de l’Inspection générale du Travail.
« D’après les éléments disponibles, l’Inspecteur général faisait allusion non pas à l’origine ethnique de certaines personnes, mais aux agents de l’Inspection générale du Travail affectés à Lubumbashi — donc relevant de la direction provinciale du Haut-Katanga — qui se trouvaient alors à Kinshasa. Il leur demandait ainsi de regagner leurs lieux d’affectation, indépendamment de toute considération tribale ou régionale », a dit Plamedie Matondo, inspecteur du Travail, lors d’un entretien sur une radio émettant à Kinshasa.
« Selon les précisions apportées, cette lecture ne correspond pas au contexte réel de la déclaration. C’était une référence administrative, pas communautaire », a précisé ce cadre de l’Inspection du Travail.
Dans ses subdivisions, l’Inspection du Travail en RDC est structurée autour d’une administration centrale et de directions provinciales, chacune portant le nom de sa province.
Dans ce cadre, a précisé M. Matondo, la mention de Lubumbashi à laquelle faisait allusion l’inspecteur général renvoyait à une entité administrative précise et non à une communauté.
Par ailleurs, l’inspecteur Matondo a indiqué que la vidéo utilisée comme soubassement pour suspendre l’IGT est ancienne et a été sortie de son contexte initial.
« La vidéo ne date pas d’aujourd’hui. Elle remonte à environ un an », a-t-il précisé.
Le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique de la RDC, Jean-Pierre Lihau, a suspendu de toutes ses fonctions, avec effet immédiat, l’inspecteur général du travail, Jean-Paul Mboma, depuis le 10 février 2026, invoquant « la gravité des propos qui lui sont imputés dans des extraits vidéo portés à (sa) connaissance, dans lesquels il semble clairement stigmatiser des agents relevant d’une partie du territoire national ».
La vidéo attribuée à l’IGT, et qui est devenue virale, a suscité de nombreuses réactions, notamment autour d’une déclaration dans laquelle il affirmait : « J’ai pris la ferme décision de reprendre mes fonctions. Ceux qui sont venus de Lubumbashi n’ont que 48 heures pour rentrer chez eux ».
ACP/C.L.

