Kinshasa, 5 novembre 2026 (ACP).- Une mise en garde a été adressée à tout acteur politique de la République démocratique du Congo (RDC) souhaitant rencontrer l’agresseur dans les territoires occupés, en dehors du cadre fixé par l’État, a indiqué, jeudi, le vice-Premier ministre de l’Intérieur, dans un message publié sur son compte X.
« Depuis plus de trois ans, la RDC fait face à l’agression de l’armée rwandaise et de ses supplétifs, qui occupent une partie du Nord-Kivu et du Sud-Kivu et y endeuillent nos populations. Le retour de la paix dans l’Est est la priorité du Gouvernement. Mais aucun acteur politique ne peut aller à la rencontre de l’agresseur dans les territoires occupés en dehors du cadre fixé par l’État », a fait savoir le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani.
« La recherche de la paix doit s’inscrire dans le respect des lois de la République et de ses institutions légitimes et légalement établies », a-t-il insisté.
Le vice-Premier ministre de l’Intérieur a rappelé les dispositions de l’article 192 du Code pénal congolais, livre II, qui prévoient une servitude pénale de un à cinq ans pour toute personne entretenant, sans autorisation du Gouvernement, une correspondance ou des relations avec les sujets ou agents d’une puissance ennemie en temps de guerre. Il a indiqué que cette disposition sanctionne également les actes de commerce réalisés directement ou par intermédiaire avec les sujets ou agents d’une puissance ennemie, au mépris des prohibitions édictées.
M. Shabani a également évoqué les articles 6, 29 et 31 de la loi n° 04/002 portant organisation et fonctionnement des partis politiques, soulignant ainsi le cadre légal encadrant les activités et les responsabilités des acteurs politiques en RDC.
Cette mise en garde intervient après l’annonce faite par Moïse Katumbi, président du parti politique Ensemble pour la République, dans Jeune Afrique, du déplacement, dans les tout prochains jours, des responsables de l’opposition du C64 à Goma, dans la province du Nord-Kivu, un territoire occupé par l’armée rwandaise, afin de rencontrer l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila, président d’un nouveau mouvement rebelle. ACP/Bi/Lu/Ki

