RDC: transition énergétique et intelligence artificielle pour le développement au menu d’une conférence


Kinshasa, 29 juin 2026 (ACP).- La transition énergétique, l’intelligence artificielle, la transformation locale des ressources stratégiques et l’industrialisation font partie des sujets évoqués lundi à la clôture du colloque scientifique organisé à Kinshasa, pour réfléchir sur la constitution en vigueur en République démocratique du Congo.
« Cette réflexion scientifique a permis d’élargir le débat constitutionnel aux questions de souveraineté économique, d’industrialisation, de transformation locale des ressources stratégiques, de transition énergétique et d’intelligence artificielle, en vue d’accompagner le développement de la République démocratique du Congo », a déclaré le professeur Jean-Marie Kayembe, recteur de l’Université de Kinshasa (Unikin).
« Les recommandations issues de ce colloque constituent une contribution scientifique destinée à éclairer les institutions de la République sur les enjeux constitutionnels et les défis de notre époque », a de son côté déclaré Marie-Thérèse Sombo, la ministre de l’Enseignement supérieur, Recherche scientifique et Innovation.
Les travaux ont réuni des universitaires, chercheurs et experts de plusieurs établissements d’enseignement supérieur autour d’une évaluation de vingt années d’application de la Constitution du 18 février 2006. Les participants ont examiné les acquis du texte fondamental, ses limites ainsi que les nouveaux défis liés à la gouvernance, à la sécurité, à l’économie, aux technologies émergentes et au développement durable.
ST/ Contribution du monde scientifique au renforcement de l’Etat de droit
Prenant la parole à son tour, le professeur ordinaire Mathieu Kirongozi, recteur de l’Université de Kisangani (UNIKIS), a affirmé que les recommandations formulées traduisent la volonté du monde académique de contribuer au renforcement de l’État de droit, de la recherche scientifique, de l’innovation, de la cybersécurité, de la protection de l’environnement ainsi que de la participation citoyenne.
Au nom des étudiants, le représentant de la coordination nationale estudiantine a salué une initiative qui place la science au cœur des décisions publiques. Il a réaffirmé l’engagement de la jeunesse universitaire à participer aux réformes nationales par la recherche, l’innovation et la promotion des valeurs républicaines.
Le professeur Kalala, constitutionnaliste, a relevé que les échanges ont démontré la nécessité d’une réflexion scientifique sur l’évolution de la Constitution afin de mieux répondre aux réalités actuelles du pays. Selon lui, toute réforme devrait être guidée par l’intérêt général et les attentes de la population.
ST/ Appel à un débat dépassionné sur le changement constitutionnel B
Le recteur de l’Université Officielle de Mbuji-Mayi (UOM), le professeur abbé Apollinaire Cibaka Cikongo, a, quant à lui, plaidé pour un débat dépassionné sur l’avenir constitutionnel de la République démocratique du Congo, estimant que l’université doit continuer à éclairer les choix nationaux par une expertise scientifique objective.
La cérémonie s’est achevée par la lecture de la Déclaration de Kinshasa sur l’avenir constitutionnel de la République démocratique du Congo, dans laquelle les participants ont formulé plusieurs recommandations portant notamment sur la gouvernance démocratique, la souveraineté nationale, la recherche scientifique, l’innovation, la transition énergétique, la protection de l’environnement, la cybersécurité et la valorisation durable des ressources stratégiques. ACP/R.N

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