Kinshasa, 10 novembre 2025 (ACP).- Les sénateurs de la République démocratique du Congo ont été invités à prendre mercredi à une séance plénière axée sur la question orale avec débat adressée au vice-Premier ministre de l’Intérieur, sur la production des cartes d’identité nationale et biométriques des policiers, selon un communiqué.
« Le Bureau du Sénat invite les honorables sénateurs à prendre part à la séance plénière de ce mercredi 12 novembre, à 12 heures précises dans la salle des conférences internationales du Palais du peuple. L’ordre du jour comporte trois points (dont), la question orale avec débat du Sénateur Jean Bamanisa Saidi au vice-Premier ministre de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, relative à la production de la carte d’identité nationale et des cartes biométriques des policiers », a indiqué le communiqué de la Chambre haute du parlement signé par le sénateur Jean-Claude Baende, son rapporteur adjoint.
Dans sa notification consultée par la presse, le sénateur élu de la province de la Tshopo a fait remarquer que la question de la production de la carte d’identité se pose avec acuité, d’autant que le dernier recensement général de la population en RDC date de 1984. Et qu’à ce jour, l’État ne maîtrise pas le nombre exact de ses citoyens.
Selon Jean Bamanisa, la question de la carte d’identité en RDC est tributaire d’une bonne administration locale.
Pour ce notable de la Grande Orientale, le soubassement de l’état civil n’est autre que la mise en place d’une bonne administration locale, communale, dans toutes les provinces du pays.
Dans le lot des pistes des solutions susceptibles d’aider l’État congolais à s’en sortir, cet élu des élus a préconisé la relance de l’idée de faire appliquer le paiement de l’impôt personnel minimum auquel tout citoyen congolais à la base doit s’acquitter pour favoriser la construction des bureaux modernes des chefferies, des secteurs et doter ces bureaux des matériels, notamment informatiques, pour servir d’identification des citoyens et de la délivrance des cartes d’identité basées sur l’état civil.
D’après lui, c’est cela même le sens d’une bonne administration locale, bref, du développement des entités territoriales décentralisées.
Il a rappelé qu’il s’agit là d’une expérience qu’il a tentée déjà en 2014, alors gouverneur de la province Orientale.
« L’opération financée et garantie par la province pour le compte des entités territoriales décentralisées était rentable dès la deuxième année avec un gain net de 8 millions de dollars américains à la quatrième année », a-t-il soutenu.
S’agissant du processus d’identification et d’enregistrement des policiers congolais, l’opération qui avait déjà débuté doit se poursuivre sur toute l’étendue du territoire national, comme d’aucuns le souhaitent.
L’opération de remise de carte biométrique aux policiers est extrêmement importante parce qu’elle marque une bonne gestion des ressources humaines. Cette opération de distribution des cartes biométriques aux policiers avait été lancée à Kinshasa.
Deux autres initiatives parlementaires à l’ordre du jour
Au cours de la même séance plénière, il est prévu deux autres matières. L’une porte sur la question orale avec débat du sénateur Jean-Pierre Batumoko, adressée au Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Jacquemain Shabani, concernant la déstabilisation des entités décentralisées et déconcentrées du territoire de Watsa, en province du Haut-Uélé. L’autre est relative aux réponses du ministre d’Etat, ministre du Plan et coordination de l’aide au développement, à la question
La seconde est relative aux réponses du ministre du Plan et coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, à la question orale avec débat de la sénatrice Isabelle Kabamba.
ACP/Célestin Lutete

