Rome : pour l’intégration de l’origine des matières premières technologiques dans l’éducation scolaire mondiale

Rome, 28 janvier 2026 (ACP).- L’intégration de l’origine des matières premières technologiques dans l’éducation scolaire mondiale a été évoquée lors d’un entretien mardi, à l’issue d’une conférence sur « l’école du futur, nouvelles perspectives », tenue à Rome en Italie. « Bien que le thème de la conférence était consacré sur l’éducation en Italie, j’ai souhaité donner une vision globale de ce secteur de la vie, en martelant sur la RDC, car ce thème est un défi mondial. Aujourd’hui, tout le monde possède ou veut posséder un cellulaire ou un ordinateur ou encore une voiture électrique, dont la source des matières premières est la RDC.

J’en appelle à tous d’intégrer l’origine de ces matières technologiques dans leurs programmes scolaires », a déclaré la congolaise Pauline Kashale, présidente du Réseau Fondarc, Onlus. Le choix du thème de cette conférence est lié au fait que la société est en train de changer, que la technologie est en train de marquer nos contextes en général, notamment la technologie digitale et toutes les technologies disponibles à la nouvelle génération, a-t-elle expliqué.

« L’Etat, la famille, la société civile et la communauté doivent retenir que l’école reste le centre de l’éducation, par contre les nouvelles technologies, à l’instar de l’intelligence artificielle, constituent la continuité de la société et de la formation de la personne. C’est comme un pacte social à la formation, à l’éducation, à l’instruction des élèves et étudiants », a insisté pour sa part Roberto Bevacqua, directeur de l’Institut Krysopea.

Pour lui, cette activité a consisté à faire savoir et à attirer l’attention de l’Etat italien, l’école, la famille et toute la communauté italienne sur le fait que l’école est au coeur du futur de la nouvelle génération, qui traverse en ce moment la transformation de la société. « Nous sommes appelés à, non seulement former la nouvelle génération, mais aussi à l’éduquer à l’intelligence du futur, comme à la politique et à d’autres sciences, afin qu’elle soit capable d’affronter les problématiques du futur et de profiter des opportunités que lui offrent les nouvelles technologies », a-t-il dit.

De son côté, la professeure Maria Rita Parsi, psychothérapeute scolaire, a soutenu que l’intelligence artificielle ne devrait pas remplacer le monde réel dans l’éducation de la jeune génération, mais plutôt servir d’outil d’appoint. « L’intelligence artificielle est pertinente, mais nous devrions l’expérimenter en nous inspirant de l’éducation des jeunes et de l’école.

J’ai été vraiment déçue de constater qu’il est très dangereux d’utiliser le monde virtuel comme un substitut au monde réel, alors qu’il est au contraire très utile de l’utiliser comme un soutien, une aide, un accompagnement du monde et de la science et de l’humanité », a-t-elle indiqué. La conférence a été organisée par la « Fondation du mouvement des enfants », un organisme sans but lucratif.

ACP/C.L.



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