Tracasseries dans les frontières: Tshisekedi donne des directives pour restaurer l’autorité de l’État (Conseil des ministres)

Kinshasa, 19 juillet 2025(ACP).- Des directives  ont été  données  par le Président  de la République démocratique du Congo, au vice-Premier ministre de l’Intérieur, pour restaurer l’autorité de l’État dans les différentes frontières  du pays, d’après  le Compte-rendu du 52ème   Conseil des ministres,  lu vendredi  à la télévision nationale.

« Face  à cette situation,   le Président de la République a appelé  à une évaluation et à une actualisation rigoureuse, exhaustives et sans complaisance de l’exécution de l’ordre opérationnel. Car il est impératif que tous les services non-indispensables ou dans la présence, n’aient pas strictement encadrés par les textes légaux ou réglementaires, soient retirés sans délais et sans aucune forme de procès. La restauration de l’autorité de l’État passe par la fin de comportement négatif et la tenue d’un mode opérationnel crédible à nos frontières », a déclaré  Patrick Muyaya, porte-parole du Gouvernement.

Le Président Tshisekedi a fustigé  la résurgence des  tracasseries et dérives aux différents postes frontaliers du pays, auxquelles font couramment face de nombreux  opérateurs économiques et des passagers, constituant ainsi un recul par rapport aux reformes déjà  opérées.

« Le Président de la République suis avec vigilance particulière, la situation  dans nos frontières, d’où lui  parviennent  des plaintes des acteurs économiques et différents  voyageurs. Ces derniers dénoncent des tracasseries  multiformes exercées en dehors  de tout cadre légal et qui entravent la fluidité des échanges  ainsi que l’exercice  normal des activités  commerciales (..). La résurgence de toute dérive que rien ne saurait justifier compromet sérieusement les efforts de réforme engagés par le gouvernement et nuit à l’image même de nos institutions », a-t-il ajouté.

Cette réforme, a renchéri Patrick Muyaya, également ministre de la Communication et médias, visait à rationaliser la présence des services publics au point d’entrée et de sortie du territoire, à simplifier les procédures liées au commerce extérieur et à assainir les climats des affaires dans une logique de gouvernance efficace et de respect de l’autorité de l’État.

Un délai de 15 jours pour dresser la situation

A cet effet, Félix Tshisekedi a instruit formellement les vices-Premiers ministres de l’Intérieur, de la Défense et du Transports, ainsi que  les ministres de la Santé, du Commerce extérieur, y compris, l’Administrateur général de l’Agence nationale de renseignement (ANR), le Directeur général de la Direction générale de migration (DGM), et les autres services spécialisés, de précéder à un audit ciblé et documenter les services opérant actuellement aux frontières.

Il leur a été  aussi demandé de s’assurer que seuls les services indispensables et dûment mandatés poursuivent leurs activités dans un cadre coordonné, transparent et efficace. Et à l’inverse d’écarter sans ménagement tout agent ou structure « déséquilibré ».

« Le président de la République a insisté pour que toutes mesures à adopter dans ce cadre tiennent absolument compte des impératifs de sûreté de l’État en parfaite adéquation avec le contexte sécuritaire particulièrement sensible que traverse actuellement notre pays », a précisé Patrick Muyaya.

Un délai de 15 jours a été  accordé  au vice-Premier ministre de l’Intérieur,  de dresser la situation de l’ordre opérationnel  dans les frontières avec des recommandations pour  une réorganisation durable du dispositif de contrôle  frontalier.

ACP/ C.L.

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