Ebola à Nia-Nia : deux malades retrouvés après l’incendie d’un CTE pris en charge

Bunia, 6 juillet 2026 (ACP).– Les deux patients atteints d’Ebola, évacués à la suite de l’incendie du Centre de traitement Ebola (CTE) de PK51, sont désormais pris en charge à l’Hôpital général de référence (HGR) de Nia-Nia à Mambasa, province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, a annoncé lundi à l’ACP le médecin chef de zone de cette entité sanitaire.

« Les deux cas confirmés qui ont quitté le CTE incendié se trouvent déjà au niveau de l’Hôpital général de référence de Nia-Nia. Beaucoup d’autres patients nous viennent également de PK51 pour chercher des soins au niveau de l’HGR, ce qui fait que notre capacité d’accueil est saturée. Nous envisageons, avec l’appui d’un partenaire, de construire un Centre de traitement Ebola au sein même de l’HGR de Nia-Nia », a déclaré le Dr Joseph Pemanakue.

Il a indiqué que la situation reste préoccupante dans l’agglomération de Bafwabango depuis l’incendie du CTE de PK51 survenu le 30 juin dernier.

« Beaucoup de structures sanitaires ne fonctionnent plus parce que les prestataires ont peur. Ceux qui continuent à travailler dans les centres de référence le font dans la clandestinité en raison des menaces dont ils sont victimes. Il n’y a pratiquement plus de personnel dans les deux centres de santé de Bafwabango, et plusieurs formations sanitaires privées tournent au ralenti », a-t-il expliqué.

Le Dr Pemanakue a souligné que cette situation pousse de nombreux malades à éviter les structures de santé, entraînant une hausse des décès communautaires. « Même les personnes contacts déjà identifiées ne sont plus suivies.

Les relais communautaires n’ont plus la possibilité d’assurer ce suivi à cause de la peur. Ces contacts restent dans la communauté, ce qui constitue un risque majeur pour la riposte », a-t-il poursuivi.

Le Dr Pemanakue a profité de l’occasion pour lancer un appel pathétique aux partenaires techniques et financiers du gouvernement congolais pour la construction d’un centre de traitement adapté dans son entité.

Actuellement, les cas confirmés continuent d’être pris en charge dans l’enceinte de l’hôpital général, un cadre non approprié pour cette pathologie.

ACP/NM/NP (S)

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