Ebola : appel au renforcement des barrières sanitaires à la prison centrale de Kisangani

Kisangani, 5 août 2026 (ACP).- Le renforcement immédiat des mesures de prévention contre Ebola est vivement recommandé à la prison centrale de Kisangani dans la Tshopo au nord-est de la République démocratique du Congo pour éviter toute contamination, a déclaré mercredi à l’ACP un professeur d’université, spécialiste en microbiologie. « La prison centrale de Kisangani est un milieu où les autorités politico-administratives et sanitaires doivent faire preuve d’une vigilance accrue. Sans attendre, il faut mettre en place un dispositif obligatoire de lavage des mains, un contrôle systématique de la température à l’aide d’un thermoflash et, si possible, doter l’établissement de tests de diagnostic rapide.

La moindre erreur peut coûter des vies parmi les personnes qui se trouvent à l’intérieur de la prison », a déclaré Alain Okito, professeur d’université et spécialiste en microbiologie. Il a recommandé un durcissement immédiat des mesures préventives, notamment en limitant au strict minimum les contacts entre les détenus et les visiteurs, aussi longtemps qu’aucun cas local d’Ebola n’est enregistré à Kisangani ou au sein de cet établissement pénitentiaire.

Selon lui, les visites devraient être restreintes à l’entrée principale de la prison, avec un contrôle sanitaire rigoureux et une désinfection systématique des personnes apportant de la nourriture ou d’autres effets aux détenus. « Ces dispositions sont indispensables pour empêcher l’introduction du virus dans ce milieu fermé, où un seul cas pourrait rapidement provoquer une propagation difficile à maîtriser et mettre en danger la vie des détenus », a-t-il souligné.

Construite en 1925 pour une capacité d’environ 500 détenus, la prison centrale de Kisangani héberge actuellement plus de 1 166 pensionnaires vivant dans une forte promiscuité, sans accès suffisant à l’eau potable ni à une prise en charge médicale adéquate. Cette situation avait été portée à la connaissance du ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, par le chef des détenus lors de la visite du ministre à Kisangani, en novembre dernier.

ACP/L.



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