Ebola : l’INRB mise sur un protocole strict pour sécuriser le diagnostic en laboratoire

Bunia, 13 juillet 2026 (ACP).– La sécurité biologique constitue la priorité de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) dans le traitement des échantillons suspects d’Ebola, a assuré lundi à l’ACP un biologiste affecté au laboratoire de Bunia, en Ituri, épicentre de cette épidémie, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

« Dès la réception des échantillons, aucune manipulation n’est effectuée sans une étape préalable d’inactivation. Cette procédure consiste à détruire le virus afin de protéger les personnes qui travaillent au laboratoire, le virus Ebola étant hautement pathogène et très dangereux », a expliqué docteur Tony Wawina, biologiste de l’INRB, assurant appliquer un protocole rigoureux avant toute analyse afin de protéger le personnel et de garantir des résultats fiables.

Une fois cette étape franchie a-t-il poursuivi »les échantillons sont introduits dans des cartouches puis analysés à l’aide de la plateforme Radio One, capable de déterminer en 65 minutes si un prélèvement est positif ou négatif au virus Ebola ».

« Entre la réception des échantillons et la remise des résultats, nous mettons au maximum une heure quinze. Nous disposons également d’autres plateformes de PCR qui permettent un diagnostic précis et rapide » a-t-il ajouté.

Dr. Wawina a indiqué que la sécurité se poursuit après les analyses grâce à une gestion rigoureuse des déchets produits au laboratoire.

« Les cartouches utilisées sont désinfectées conformément aux procédures avant d’être incinérées pour une destruction définitive. Cette gestion est indispensable pour éviter tout risque de contamination », a-t-il souligné.

Par ailleurs Dr. Wawina a rassuré que les résultats sont aussitôt transmis aux équipes médicales des centres de traitement Ebola afin de faciliter la prise en charge rapide des cas confirmés et la sortie des patients dont les tests se révèlent négatifs.

ACP/NM

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