Bunia, 30 juillet 2025 (ACP).- Le curage ou assainissement régulier des caniveaux et rigoles constitue une mesure cruciale pour lutter contre la prolifération des moustiques, porteurs du paludisme, a affirmé mercredi un médecin d’une clinique de santé de Bunia, chef-lieu de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), au cours d’un entretien avec l’ACP.
« L’assainissement régulier et rigoureux des caniveaux et rigoles constitue une mesure cruciale et efficace pour lutter contre la prolifération des moustiques porteurs du paludisme, visant à protéger la santé publique et à réduire significativement le risque de transmission de cette maladie », a déclaré Jean-Marc Shimbi, médecin directeur de la Clinique Marie-Claire Babenda.
Il a ensuite expliqué que ces canaux de canalisation des eaux usées ou de pluie, une fois bouchés, deviennent un terrain favorable à la multiplication des moustiques porteurs du paludisme.
Par ailleurs, il a exhorté les populations de la ville de Bunia, en particulier, et de la province de l’Ituri, en général, à désherber régulièrement leurs parcelles et à évacuer les récipients inutilisés afin de lutter contre la prolifération des moustiques porteurs du paludisme, rappelant que cette maladie endémique dans la région, engendre de nombreuses complications, notamment chez les enfants de moins de 5ans et femmes enceintes qui en sont particulièrement vulnérables.
Le Dr Jean-Marc Shimbi a souligné qu’un obstacle majeur à un assainissement efficace dans la ville de Bunia demeure le manque de compréhension des populations quant à l’importance du curage des caniveaux pour leur santé.
Par ailleurs, il a invité le gouvernement provincial, à travers la division provinciale de la santé, à mettre en place des campagnes régulières de sensibilisation pour informer davantage la population sur les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement afin d’éviter la prolifération des moustiques porteurs du paludisme, avant d’insister sur la nécessité d’un engagement collectif et d’une collaboration étroite entre les autorités locales, les services de santé et les communautés.
« Seule une mobilisation générale permettra de maintenir un environnement sain et de réduire durablement le nombre de foyers propices à la reproduction des moustiques porteurs du paludisme », a-t-il précisé.
Le Dr Jean-Marc Shimbi a rappelé l’importance d’intégrer ces actions dans un cadre plus large de lutte contre le paludisme, incluant l’utilisation correcte des moustiquaires imprégnées d’insecticide ainsi que le traitement rapide des cas suspects.
« L’assainissement est une étape cruciale, mais il doit être accompagné d’autres mesures pour garantir une protection optimale contre cette maladie qui demeure un défi majeur pour notre région », a-t-il conclu.
ACP/UKB

