Bunia, 18 juillet 2026 (ACP).- Le rôle de l’intellectuel congolais ne doit pas se limiter à l’accumulation des connaissances, mais plutôt à contribuer à la résolution des problèmes qui freinent le développement du pays a estimé samedi à l’ACP le responsable de la bibliothèque centrale de l’université Shalom de Bunia chef-lieu de la province de l’Ituri Nord-est de la République Démocratique du Congo.
«Le véritable rôle de l’intellectuel congolais est de contribuer concrètement à la résolution des problèmes qui entravent le développement de la République démocratique du Congo. Chaque intellectuel, dans son domaine de formation ou de spécialisation, possède les compétences nécessaires pour observer son environnement, analyser les réalités, les interpréter avec rigueur et proposer des solutions adaptées», a déclaré Jean-Baptiste Unen Ushanda directeur de la bibliothèque « Révérend Alo » de l’université Shalom de Bunia.Il a insisté sur le fait que l’intelligence doit être accompagnée d’actions concrètes capables d’apporter des changements positifs dans la société.
«Lire son environnement, comprendre ses défis et agir pour les résoudre doit constituer la mission première de tout intellectuel», a-t-il insisté.Consultant en documentation et gestion de l’information et coordonnateur national du programme EIFL Licensing-RDCongo M. Ushanda a souligné que l’avenir du pays dépend de l’engagement des femmes et des hommes instruits.
«Le développement de la RDC dépendra de la capacité de ses femmes et hommes instruits à mettre leur savoir au service du bien commun, chacun selon son expertise», a-t-il fait savoir.
Il a ainsi lancé un appel à la réflexion et surtout à l’action, estimant que les intellectuels congolais doivent jouer un rôle majeur dans la transformation sociale et institutionnelle du pays.
M. Ushanda a conduit ses activités dans plusieurs localités des provinces de l’Ituri et du Haut-Uélé.
En Ituri, Ariwara, dans le territoire d’Aru, a constitué le centre des activités pendant deux semaines, avant une étape d’une journée à Djalasiga.La mission s’est ensuite poursuivie dans le Haut-Uélé, précisément à Dungu, où l’Université «Bâtissons l’Espoir au Centre de l’Afrique» a servi de point focal des activités durant deux semaines.
Cette tournée s’inscrit dans une démarche de promotion du savoir, de la lecture, de la documentation et de l’engagement des intellectuels au service du développement communautaire.ACP/NM

