Mbuji-Mayi, 12 décembre 2025 (ACP). – L’institut national de statistiques (INS) a alerté vendredi sur l’insécurité alimentaire comme l’un des problèmes qui gangrènent les habitants dans certains territoires de la province du Kasaï-Oriental, centre de la République démocratique du Congo, a appris vendredi l’ACP de source administrative.
« Les résultats que nous avons obtenus nous montrent que la province elle-même, elle est dans la situation d’insécurité alimentaire. Il y a des fortes proportions de ménage qui ont un score de consommation alimentaire pauvre, hors-limite. Il y a de fortes proportions de ménages qui utilisent les stratégies pour survivre, même les stratégies liées au moyen d’existence, vendant leurs biens pour seulement manger« , a déclaré Léon Kaya, directeur provincial de l’institut national de statistiques (INS) du Kasaï-Oriental.
La cause principale de cette insécurité alimentaire demeure la faible production, selon la même source. Les gens ont tendance à embrasser l’exploitation artisanale de diamant et négliger le domaine agricole.
« La principale cause, il y a d’abord une faible production, parce qu’on cultive un petit espace sans engrais, sans semence améliorée. L’agriculture est reléguée aux femmes, la main d’œuvre active va vers l’exploitation artisanale de diamant qui ne rapporte pas grand-chose. Et alors les petites superficies qui sont cultivées par les femmes, le rapport est faible pour subvenir à l’alimentation et suffire à satisfaire d’autres besoins qui ne sont pas alimentaires« , a poursuivi le directeur provincial de l’INS. Et de continuer,
« ces ménages n’exploitent pas, d’abord ils voudraient un enrichissement facile. Par exemple il va vers l’exploitation de diamant. Quand il laisse le ménage il va pousser le vélo pour prendre les marchandises des autres, pendant qu’il laisse un travail de terre qui peut lui rapporter beaucoup plus. Donc c’est un problème de négligence, de mentalité au niveau de nos populations. Le gouvernement doit sensibiliser qu’en réalité la richesse se trouve dans la terre avec l’agriculture et non dans les autres travaux qui ne peuvent pas rapporter grand-chose« .
ACP/ C.L.

