Kikwit, 9 juillet 2025(ACP).- L’association des femmes juristes congolaises (Afejuco) a procédé à la vulgarisation du cadre juridique congolais relatif à la contraception et aux avortements sécurisés, en lien avec le protocole de Maputo, à l’intention des décideurs et leaders d’opinion de Kikwit, a appris mercredi l’ACP de source associative.
« Nous avons organisé un atelier de renforcement des capacités des décideurs et leaders d’opinion de Kikwit, au Kwilu, au sud-ouest de la RDC, sur la vulgarisation du cadre juridique congolais relatif à la contraception et aux avortements sécurisés en lien avec le protocole de Maputo, en vue de permettre à ces derniers de s’imprégner de ce protocole afin d’en faire large diffusion dans la société, pour la réussite de sa mise en œuvre »,a déclaré Justine Mushiya, cheffe de la délégation de l’ Afejuco.
Pour sa part, Charlotte Lula, maire adjointe de Kikwit, a souligné : « Je me réjouis de votre présence à l’atelier pour qu’on puisse voir, scruter ensemble ce protocole qui porte le nom de la capitale de Monzambique, car c’est là où une quarantaine de Chefs d’État africains avaient signé ce protocole », avant de préciser que nous devons beaucoup nous impliquer dans ce protocole, car nous nous sommes beaucoup retenues par nos coutumes limitatives et discriminatoires, affectant ainsi notre santé sexuelle et reproductive, notamment la mutilation génitale des femmes.
Et de conclure : « Nous devons toutes avoir droits à un avortement sécurisé et médicalisé dans le cas où ça constitue un danger sur la santé de la femme, où en cas de grossesses suite au viol, inceste ou mariage précoce. Plusieurs thèmes ont été développés au cours de cet atelier par les experts, à savoir : la grossesse non désirée et les conséquences de l’avortement non sécurisé, le cadre juridique de la RDC en matière de santé sexuelle et reproductive. »
ACP/UKB

